<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903</id><updated>2011-04-21T22:00:02.933+02:00</updated><title type='text'>Le Roman de Titiane</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>28</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-116655249213641609</id><published>2006-12-19T19:14:00.000+01:00</published><updated>2006-12-19T19:26:10.813+01:00</updated><title type='text'>26 – Aux grands mots</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;5&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html"&gt;6&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/7-les-poules.html"&gt;7&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/8-la-photo.html"&gt;8&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/9-blogging.html"&gt;9&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/10-amoureuse.html"&gt;10&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/11-la-plage.html"&gt;11&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/12-les-messages.html"&gt;12&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/13-lidylle-dadrien.html"&gt;13&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/14-les-massages.html"&gt;14&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/15-sage.html"&gt;15&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/16-troubles.html"&gt;16&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/01/17-insolation.html"&gt;17&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/01/18-drapage.html"&gt;18&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/07/19-un-train-nomm.html"&gt;19&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/20-week-end-cratif.html"&gt;20&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/21-grill-gale-fbrile.html"&gt;21&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/22-les-joies-de-la-moto.html"&gt;22&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/23-renversement-de-situation.html"&gt;23&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/24-aventures-dominicales.html"&gt;24&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/10/25-agendas-incompatibles.html"&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La théorie de Tugdual se défendait, en effet j'avais donné l'apparence d'une petite amie plutôt détachée durant les semaines précédentes. Mais m'accuser d'indifférence et me dire que je sortais avec lui par pitié pour sa solitude, c'était proprement odieux, c'était faire fi de nos longues conversations si tendres, de notre complicité, de ces moments de bonheur dans les bras l'un de l'autre.&lt;br /&gt;Aussi ma peine fit place à une colère immense, qui s'abattit sur lui avec la fureur d'une tempête de novembre. Je l'accusai à son tour d'essayer de se débarasser de moi avec un procédé qui manquait singulièrement d'élégance -mais en usant de mots plus fleuris- et que s'il trouvait que j'étais un mauvais coup au lit, il n'avait qu'à me le dire et on n'en parlerait plus, même si j'aurais beaucoup de peine à le croire – ce que je dis avec un semblant de suffisance, force m'est de l'admettre-.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours est-il que nous nous chamaillions fameusement, et ce pour la première fois de notre relation. Tant et si bien que Coralie nous poussa à coup de pieds aux fesses jusqu'à l'escalier menant à l'étage, protestant qu'elle ne pouvait pas se concentrer dans ces conditions et qu'elle trouverait bien à dormir ici en bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous trouvâmes donc, fumant et rageant, au milieu de mon salon en désordre, à essayer de nous souvenir des insultes que nous nous réservions encore, lorsque mon téléphone sonna. Je m'approchai de la console sur laquelle il était posé quand Tugdual trouva intelligent de me faire remarquer que quand ce n'était pas lui qui téléphonait, je décrochais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais pu faire ma tête de cochon, et ne pas répondre à la lancinante sonnerie pour lui donner tort. Je fis ma tête de laie. Je décrochai. Pour raccrocher aussitôt. C'était ma mère. Le téléphone sonna derechef, et je me croisai les bras, fulminant. Décidément, cette harpie n'avait aucune vergogne.&lt;br /&gt;A la tête renfrognée que je devais faire, Tugdual se mit à hocher la tête puis à faire les cent pas, rangeant ici une revue ouverte en vrac, là un torchon posé sur le dossier d'une chaise. La sonnerie n'en finissait pas de retentir, de son volume strident et envahissant, interdisant d'engager toute conversation.&lt;br /&gt;Tugdual eut bientôt fini de ranger le salon, non  sans avoir découvert entre les coussins du canapé une petite culotte en dentelle perdue lors de notre dernière entrevue, ce qui finit par nous dérider tous deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque le téléphone nous laissa enfin en paix, Tugdual m'interrogea.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_ Que voulais-tu prouver, au juste ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un sourire ironique aux lèvres, je répondis :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_ Tu n'es pas crédible avec ta mauvaise foi de pacotille. Je te donne cours quand tu veux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_ Oh, ça, je ne te disputerai pas le titre. Qui c'était, alors ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_ Tu vas me faire une crise de jalousie maintenant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_ C'est une simple question, tu montes tout de suite sur tes ergots... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi toutes les allusions qu'il pouvait faire, celle à notre première rencontre était la plus déloyale. Je me revis en poule de carton pâte, faisant les frais de ses blagues sur mes cuisses engageantes lors de la soirée de Séverine, et je fondis en larmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Totalement désarmé, Tugdual ne sut que faire d'autre que me prendre dans ses bras, et sa tendresse fit redoubler mes sanglots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant de longues minutes, il me berça ainsi contre lui, caressant mes cheveux, appuyant son menton sur ma tête, m'entourant la taille de sa chaleur, et une tiède torpeur vint endormir ma peine inarticulée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je savais que je lui devais une explication, un mot aurait peut-être suffi... notre amitié m'avait donné l'occasion de lui parler de mes relations très... inégales avec mes parents, spécialement avec ma mère aventureuse et instable, fort prompte à me livrer à moi-même dès mon plus jeune âge.&lt;br /&gt;Mais rien ne vint, mes lèvres étaient scellées, ma gorge verrouillée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-116655249213641609?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/116655249213641609/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=116655249213641609' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/116655249213641609'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/116655249213641609'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2006/12/26-aux-grands-mots.html' title='26 – Aux grands mots'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-116075697112130920</id><published>2006-10-13T18:02:00.000+02:00</published><updated>2006-12-19T19:22:13.186+01:00</updated><title type='text'>25 - Agendas incompatibles</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;5&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html"&gt;6&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/7-les-poules.html"&gt;7&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/8-la-photo.html"&gt;8&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/9-blogging.html"&gt;9&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/10-amoureuse.html"&gt;10&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/11-la-plage.html"&gt;11&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/12-les-messages.html"&gt;12&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/13-lidylle-dadrien.html"&gt;13&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/14-les-massages.html"&gt;14&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/15-sage.html"&gt;15&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/16-troubles.html"&gt;16&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/01/17-insolation.html"&gt;17&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/01/18-drapage.html"&gt;18&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/07/19-un-train-nomm.html"&gt;19&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/20-week-end-cratif.html"&gt;20&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/21-grill-gale-fbrile.html"&gt;21&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/22-les-joies-de-la-moto.html"&gt;22&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/23-renversement-de-situation.html"&gt;23&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/24-aventures-dominicales.html"&gt;24&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'issue de cette soirée de rêve aurait dû m'inciter à plus de circonspection, à ne pas m'enflammer comme une jeune fille, bref, à laisser Tugdual me rappeler le premier.&lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'indiscrète insistance de Coralie pour en connaître les menus détails, associée aux cris de joie de Séverine à peine informée et déjà arrivée à mon appartement en quatrième vitesse le lundi soir (alors que Simon et elle habitaient désormais à Paris), tout faisait signe pour me démontrer que ma relation avec Tugdual prenait un tour vraiment sérieux. Ma copine et ma cousine  semblaient s'être donné le mot  pour me donner les précieux conseils d'usage, en particulier le genre « si tu veux faire prendre la mayonnaise, tiens-le à distance ».&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Prendre des conseils sentimentaux auprès d'elles était pure fantaisie, je le savais.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Tant et si bien que, dès que Séverine fut couchée dans le canapé du salon, je m'enfermai dans ma chambre pour allumer mon portable et tchater avec l'objet de tout ce remue-ménage.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il était en ligne sur MSN, comme souvent d'ailleurs, et je l'abordai précipitamment, en l'abreuvant de compliments homériques, de gratifications délirantes et d'un petit bonsoir timide complètement en discordance.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il me répondit sur le mode humoristique, puis bientôt nous devînmes tendres, enfin nous restâmes silencieux, en proie aux échos des sensations de la veille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'on frappa à ma porte et, sans attendre mon accord, Séverine pénétra dans ma chambre d'un air soupçonneux qui ne manqua pas de me faire venir le rouge aux joues.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je fermai la fenêtre de conversation, m'absorbai dans la lecture d'un blogzine parfaitement inintéressant pour donner le change, mais ma cousine, qui se jeta tout d'abord sur mon téléphone portable pour l'éteindre et le confisquer, s'intéressa ensuite à mon écran.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Qui se mit à clignoter, pour la bonne raison que Tugdual venait de m'envoyer un nouveau message.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Elle ne connaissait pas le système, s'y intéressa tout d'abord, s'assura que c'était lui qui m'avait d'abord sollicitée, ce que je m'empressai un peu trop vite de confirmer, puis me somma d'écourter.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Séverine resta une semaine entière à la maison, surveillant constamment mon attitude envers Tugdual - le pauvre se demandait bien sur quelle maison de folles il était tombé - puis comme Coralie revenait travailler et que Simon donnait des signes d'impatience, elle repartit, laissant mon petit chez moi éminemment propre et tout bien rangé. Je n'en crus pas mes yeux, compte tenu de la façon dont elle l'avait dévasté la dernière fois.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Séverine ne revint pas par la suite. Mais comme l'exposition approchait, Coralie prit le relais, d'une autre manière, pour me pourrir la vie.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je ne vis Tugdual que trois ou quatre fois, en coup de vent, dans les trois mois qui suivirent.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Chacun de ces rendez-vous étaient bénis, tendres, suaves, mais souvent précipités hélas, et cela me rendait plus triste et frustrée à chaque fois.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Qu'il habitât Saint Malo n'arrangeait rien, mais eût-il vécu à Rennes, nous ne nous serions pas vus davantage, pris chacun par nos activités respectives.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Et lorsque l'exposition arriva, cela faisait quatre semaines qu'il me demandait un rendez-vous, que je repoussais piteusement sans cesse.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Un beau soir, alors que Coralie et moi mettions une dernière main à l'une de nos créations, je vis Tugdual franchir la porte de l'atelier, le visage fermé. Je me jetai sans pudeur à son cou, mais il répondit à peine à mes baisers, et je sentis mon petit coeur d'artichaut s'effeuiller de peine.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/12/26-aux-grands-mots.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-116075697112130920?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/116075697112130920/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=116075697112130920' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/116075697112130920'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/116075697112130920'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2006/10/25-agendas-incompatibles.html' title='25 - Agendas incompatibles'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-115894150121597821</id><published>2006-09-22T18:11:00.000+02:00</published><updated>2006-10-13T18:29:27.550+02:00</updated><title type='text'>24 - Aventures dominicales</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;5&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html"&gt;6&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/7-les-poules.html"&gt;7&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/8-la-photo.html"&gt;8&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/9-blogging.html"&gt;9&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/10-amoureuse.html"&gt;10&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/11-la-plage.html"&gt;11&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/12-les-messages.html"&gt;12&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/13-lidylle-dadrien.html"&gt;13&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/14-les-massages.html"&gt;14&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/15-sage.html"&gt;15&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/16-troubles.html"&gt;16&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/01/17-insolation.html"&gt;17&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/01/18-drapage.html"&gt;18&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/07/19-un-train-nomm.html"&gt;19&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/20-week-end-cratif.html"&gt;20&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/21-grill-gale-fbrile.html"&gt;21&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/22-les-joies-de-la-moto.html"&gt;22&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/23-renversement-de-situation.html"&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Là, sur le canapé à peine déplié de Coralie, Tugdual s'est littéralement effondré, encore tout habillé.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je me suis démaquillée en admirant mon air pincé et mes cheveux trempés dans le miroir, une vraie figure de comedia del arte.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Néanmoins, avec la propension à l'optimisme qui me caractérise, je me dis qu'à toute chose malheur était bon : je venais enfin d'apprendre quelque chose d'essentiel sur Tugdual.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il avait le vin dormeur.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Certains, comme moi, ont le vin gai, d'autres, que je ne fréquente pas et pour cause, ont le vin méchant ou bavard, lui avait le vin dormeur.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'était un moindre mal, somme toute.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le lendemain matin de bonne heure, encore à demie comateuse mais réveillée par une envie pressante comme seul le cidre peut en provoquer, je me précipitai vers la salle de bains, et voilà que j'y rencontrai Patrick, dont la présence en ces lieux confirmait ce que m'avait soufflé mon sixième sens : il avait passé une nuit de folie, à en juger par ses cernes bouffis et son torse velu dénudé. Il sortait de la pièce pourvu du même radar que le mien, de sorte que nous nous télescopâmes brutalement.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je criai. Notre bousculade m'avait fait atrocement mal.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;D'ordinaire, je dors en chien de fusil. Mais la présence de Tugdual à mes côtés, terriblement gênante, m'avait contrainte à m'allonger bien à plat, suffisamment loin de lui pour ne pas entraver ses mouvements, et dans une posture très raide pour juguler les miens. De sorte que je n'avais pu me rendre compte de ce qui, à la lueur du jour, s'étalait clairement sur mon flanc à présent : un énorme hématome, que Patrick venait de percuter, réveillant cruellement la douleur.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;En voyant cela, le jeune homme poussa les hauts cris, réveillant toute la maisonnée :&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;_ « Pétard ! Comment tu t'es fait ça ? T'as percuté un camion ou quoi ? »&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Grimaçant de douleur, je ne percevais aucun trace de sarcasme dans sa voix, plutôt de la stupéfaction. Aussi, je levai les yeux, et ce fut pour croiser son regard hébété. Mince, un crétin. C'est hélas souvent le cas avec les garçons faciles.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;_ « Hum. Non. Je ne crois pas que je serais ici pour en parler. »&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;_ « Han. Ouais, p'têtre; mais tu devrais quand même te soigner... »&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je souris, pathétique, puis fermai la porte avant que Coralie ne pique ma place, car je l'entendais ouvrir la porte de la chambre.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La douleur en marchant se réveilla, j'en eus les larmes aux yeux.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Et je m'aperçus que j'étais incapable d'enfiler un pantalon, seul vêtement qui pût me permettre de rentrer en moto avec Tugdual.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Lequel, galant homme, ne me laissa pas le temps de respirer, me prit dans ses bras et m'emmena au CHU non sans avoir préalablement kidnappé les clés de voiture de Coralie et mis un jean.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Une vingtaine de radios plus tard, que mon assureur s'empresserait sans aucun doute de refuser de me rembourser, les médecins, à savoir les trois jeunes internes de garde ce dimanche aux urgences, après avoir dûment tâté ma nuisette chacun leur tour, étaient en mesure de diagnostiquer une bonne ecchymose, certes enflée et un peu douloureuse, mais inoffensive, et qui ne réclamerait que quelques massages à l'huile d'arnica.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ignorant royalement Tugdual ainsi que le pépé qui patientait en geignant depuis trois quarts d'heure avec son pouce retourné dans le box d'à côté,  ils me proposèrent même des soins intensifs à domicile. J'eus à peine le temps d'apprécier la silhouette du plus avenant, que Tugdual fit remarquer d'un ton assez sec que, d'une part, j'habitais Rennes et que, d'autre part, je disposais du nécessaire, merci.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Les trois compères partirent en riant pour enfin s'occuper de mon voisin d'infortune, et je restai en tête à tête avec mon chevalier servant, qui garda cependant ses distances nonobstant mon total désarroi, véritable appel à une débauche de tendresse.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le dimanche étant gâché pour le travail, il me mit au train affublée d'une robe de Coralie sans écouter mes protestations (j'adore ma copine mais son goût vestimentaire est pour le moins contestable), et arrivée à la gare de Rennes, je le trouvai en compagnie d'un taxi, prêt à me ramener chez moi et à s'assurer que je pourrais me mouvoir avec une certaine autonomie.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;J'avais beau être vexée par sa capacité à garder la tête froide en toutes circonstances, et par ses façons non moins réfrigérantes, je ne pouvais m'empêcher d'apprécier avec bonheur sa diligence à mon égard.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Arrivés dans mon appartement, nous commandâmes une pizza pour calmer notre faim (nous n'avions rien mangé en patientant des heures aux urgences), et nous nous installâmes devant la télévision, moi un plaid sur les genoux, lui un coussin sous ses pieds posés sur la table basse.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Bercée par les dialogues de la série « Urgences », je me laissai doucement glisser dans la torpeur bienfaisante instillée par les analgésiques, ma tête dodelinant vers son épaule, et je sentis comme dans un rêve, sa bouche se poser sur la mienne.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/10/25-agendas-incompatibles.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-115894150121597821?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/115894150121597821/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=115894150121597821' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/115894150121597821'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/115894150121597821'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2006/09/24-aventures-dominicales.html' title='24 - Aventures dominicales'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-115859423556867991</id><published>2006-09-18T17:32:00.000+02:00</published><updated>2006-09-22T18:11:31.623+02:00</updated><title type='text'>23 - Renversement de situation</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;5&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html"&gt;6&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/7-les-poules.html"&gt;7&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/8-la-photo.html"&gt;8&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/9-blogging.html"&gt;9&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/10-amoureuse.html"&gt;10&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/11-la-plage.html"&gt;11&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/12-les-messages.html"&gt;12&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/13-lidylle-dadrien.html"&gt;13&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/14-les-massages.html"&gt;14&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/15-sage.html"&gt;15&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/16-troubles.html"&gt;16&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/01/17-insolation.html"&gt;17&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/01/18-drapage.html"&gt;18&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/07/19-un-train-nomm.html"&gt;19&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/20-week-end-cratif.html"&gt;20&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/21-grill-gale-fbrile.html"&gt;21&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/22-les-joies-de-la-moto.html"&gt;22&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Nous travaillâmes dans une ambiance franchement décontractée tout le reste du week-end.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Pendant que Tugdual faisait le marché, se lamentait sur l'équipement très insuffisant de ma collègue quant aux préparations culinaires et s'enfermait rageusement dans la cuisine alors que nous débouchions chacune notre deuxième bouteille de bière, le projet avançait à pas de géant.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Les dessins, les prototypes, les exclamations de joie fusaient tour à tour du bureau-atelier-salon de Coralie, et le fait est que nous avions de quoi être fières.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'inspiration « métissage » était très au goût du jour, et nous la déclinions sous toutes ses formes. Non seulement le celto-africain ressortait fabuleusement, mais encore le slavo-amérindien et le sino-touareg alliaient éclat, sophistication, authenticité et esthétique... nous avions trouvé un filon de créativité et d'originalité idéal.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;A peine avions-nous jeté un oeil à des magazines de mode, de haute couture, de tendances, nous nous jetions sur nos feuilles de papier comme la misère sur le pauvre monde, enthousiastes, assoiffées de gloire et persuadées de notre génie, nous congratulant mutuellement comme deux petites filles en train de réaliser l'idée du siècle...&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Notre association allait porter des fruits fabuleux, nous étions déjà les pionnières du bijou semi fantaisie, nous allions en devenir les impératrices !&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Enfin.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;Tout bien considéré, l'association de nos banquiers allait peut-être nous permettre d'éditer cinq ou six parures en exemplaires uniques. C'est la conclusion à laquelle nous aboutîmes lorsque, enfiévrées, nous nous étions mis à calculer le prix de revient pour avoir une idée du prix de vente de nos merveilles... Un véritable gouffre, surtout qu'à ce tarif, les bobos les plus branchées resteraient circonspectes à l'idée de s'en rendre propriétaires...&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Sur le constat de cette réalité tout à fait déprimante, nos mines dépitées s'allongèrent devant le plat triomphalement servi par notre jeune chef personnel : un Osso Bucco de la première qualité, digne d'un maestro de la cuisine italienne.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le pauvre ne méritait pas cela... mais c'était plus fort que nous. L'appétit nous avait quitté avec la foi en notre projet, de sorte que, à demi-vexé, Tugdual tourna les talons pour visiter le Château de la Duchesse Anne et nous laisser en tête à tête avec une montagne de vaisselle, nos croquis éparpillés partout dans la pièce et un gros chagrin à noyer.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Comme il était plus de neuf heures et demi, que nous avions fini toutes les bières disponibles et qu'il n'était pas rentré, je me rendis à l'évidence, il fallait me préoccuper de son sort, et lui demander si possible de ramener un pack.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Nous pouffions encore à l'idée de sa vie d'homme au foyer totalement à nos ordres, lorsqu'il pointa le bout de son nez... totalement ivre.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;En fait de Château de la Duchesse Anne, sa visite semblait avoir consisté à une inspection systématique des bars du quartier. Nous ne pouvions l'en blâmer, il est vrai, nombre d'entre eux étaient hautement fréquentables avec leurs marques de bières et de whisky très respectables.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La surprise le suivait de près : il fit entrer un autre jeune homme sur ses talons... Un copain de fac, nous dit-il dans une élocution un rien hésitante : Patrick.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Patrick, fort bel homme, tenait légèrement plus debout que Tugdual. Et il mangeait des yeux ma Coralie, qui le lui rendait bien...&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Coralie étant un peu ma jumelle, enfin la jumelle de l'ancienne moi très aventureuse et pas du tout sage, je ne mis pas longtemps à réaliser que les lieux allaient promptement se transformer en suite nuptiale temporaire, et je tâchai de convaincre tant bien que mal Tugdual de sortir au restaurant avec moi.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le bougre ne se laissait pas faire, loin de là, et il me fallut plus que de la persuasion, une autorité sans faille, pour le traîner hors du lieu du crime avant que Patrick ne réalisât le piège.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Chaussée de bottes extravagantes aux talons à l'altitude improbable empruntées à la garde-robe de Coralie, je m'accrochai littéralement au bras de mon chevalier servant, dont la langue était fort déliée en raison de son taux d'alcoolémie tenant du prodige, et qui, sentant mon corps chanceler contre le sien, m'entoura de son bras comme pour me soutenir. Mais c'était l'inverse qui se produisait. Et mon équilibre déjà menacé par l'audace des talons portés, les pavés mouillés, très glissants, ma légère griserie entretenue par les bières ingérées, devint si précaire qu'arriva ce qui devait arriver : nous nous affalâmes tous deux devant l'église Sainte Croix, sous les yeux ébaubis des rares passants ayant osé braver la pluie pour avaler quelques galettes.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;J'étais tombée sur le côté, entraînant Tugdual dans ma chute, qui recouvrait à présent mon corps du sien, ses deux bras de part et d'autre de moi, les mains dans la boue.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Mon chignon avait heureusement amorti le choc, mais le bruit sec de la barette contre le pavé affola le pauvre garçon qui, sans se relever, m'appela d'un ton déchirant.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;_ « Titiane ? Oh, Titiane, tu n'as rien ? Réponds-moi ! »&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Un peu écrasée par sa masse, je manquais de souffle et cherchais surtout à trouver un appui pour nous relever... je ne répondis donc pas, ce qui l'affola encore davantage, au point qu'il entama une série de bouche-à-bouche et de massages cardiaques avant que je n'aie eu le temps de prononcer un mot.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce n'est que lorsque j'éternuai en direction de son visage qu'il comprit que j'allais très bien.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il devait me reprocher longtemps ce silence bien involontaire et tout à fait innocent qui l'avait fait paniquer et se couvrir de ridicule... et de mes postillons douteux. Pour ma part, je m'étais bien gardée d'en rire, le trouvant si touchant et si délicat de s'inquiéter pour moi, si bien que je n'avais rien trouvé à lui dire, je n'avais pu le rassurer qu'en le caressant de la main, maculant ainsi sa joue d'une boue à la composition franchement suspecte...&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le tableau était complet, j'aurais voulu l'humilier que je ne m'y serais pas prise autrement.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;J'avais beaucoup de chance qu'il ait plus d'humour que moi, car lui éclata franchement de rire.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Notre arrivée au restaurant dans cet accoutrement à demi débraillés, décoiffés et crottés, avait fait sensation, on nous avait soigneusement placés près de la cheminée, et nous avions finalement fait la fermeture. Mais nous restâmes silencieux tout le restant de la soirée.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je me rappelle fort mal du restaurant, du menu, de la tête des serveuses ou encore de l'heure à laquelle nous finîmes par sortir pour entrer dans un bar, un peu plus loin, pour y égréner les heures suivantes.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je me souviens seulement de ce délicieux silence, des fourmis dans mes pieds, dans ma gorge, de mon envie inextinguible de toucher sa main, de caresser sa peau, de me noyer dans ses yeux, de goûter ses lèvres, de me fondre dans ses bras.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Pour la première fois depuis des années, je retrouvais doucement le vrai goût des aliments, bouchée après bouchée je savourais le bonheur d'être en vie, près de lui, le regard brillant, les joues roses, le souffle court.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je l'écoutais vivre en face de moi.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Et j'anticipais avec délice l'instant où nous nous coucherions, enfin, dans le canapé de Coralie. Naïve que j'étais...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/24-aventures-dominicales.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-115859423556867991?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/115859423556867991/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=115859423556867991' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/115859423556867991'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/115859423556867991'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2006/09/23-renversement-de-situation.html' title='23 - Renversement de situation'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-115840430619570735</id><published>2006-09-16T12:54:00.000+02:00</published><updated>2006-09-18T17:36:50.933+02:00</updated><title type='text'>22 - Les joies de la moto</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;5&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html"&gt;6&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/7-les-poules.html"&gt;7&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/8-la-photo.html"&gt;8&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/9-blogging.html"&gt;9&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/10-amoureuse.html"&gt;10&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/11-la-plage.html"&gt;11&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/12-les-messages.html"&gt;12&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/13-lidylle-dadrien.html"&gt;13&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/14-les-massages.html"&gt;14&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/15-sage.html"&gt;15&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/16-troubles.html"&gt;16&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/01/17-insolation.html"&gt;17&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/01/18-drapage.html"&gt;18&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/07/19-un-train-nomm.html"&gt;19&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/20-week-end-cratif.html"&gt;20&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/21-grill-gale-fbrile.html"&gt;21&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Pour tromper mon impatience, j'achetai les billets du concert, songeant que je trouverais toujours une bonne âme pour m'accompagner si d'aventure Tugdual me faisait faux bond. Et puis si je tardais trop, il n'y en aurait plus du tout.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le vendredi s'acheva sans que j'aie de nouvelles de lui. Rompue par mes deux nuits blanches, j'étais dans un état de quasi somnambulisme, lorsque le téléphone sonna.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Coralie m'invitait à son tour pour le week-end afin que nous travaillions sur la collection que nous avions en tête.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La perspective des réjouissances que cela promettait aurait dû m'enthousiasmer, aussi Coralie avait écarté le combiné de son oreille de peur qu'un cri sauvage ne lui crevât le tympan, et elle n'entendit pas ma réponse désolée mais ferme.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Et comme je me surpris moi-même, je mis quelque temps à réaliser que je refusais, pour la première fois de ma vie, une occasion de m'amuser.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;_ « Quoi ? »&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le dialogue qui suivit fut pour le moins confus. Etonnée, je ne savais trop me justifier, et puis je crois que j'avais réalisé deux choses très perturbantes : d'une part, Coralie me connaissait assez pour savoir que je ne refuserais pas une telle proposition sans avoir de sérieux motif au bas mot plus alléchant. Même pour l'amour d'un homme, je n'avais jamais tourné le dos à une copine en vue d'une java. Elle devait donc être ou passablement vexée, ou totalement affolée à mon sujet. D'autre part, la seule chose qui me faisait hésiter n'était pas le concert, qui n'aurait lieu qu'une semaine plus tard, mais l'anxiété avec laquelle j'attendais non de revoir Tugdual, mais qu'il me répondît.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Au sujet de Coralie, je me trompais. Elle était loin d'être vexée ou affolée. Elle se moquait ouvertement de moi, car elle avait sa petite idée sur mon emploi du temps impératif, et la seule chose qui l'inquiétât était le retard que prenait notre travail :&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;_ « Il faudrait qu'on soit opérationnelles pour la Foire Expo de Nantes, tu comprends ! Si on ne travaille pas maintenant, on est foutues ! Les fêtes arrivent, j'ai ma soeur et ses enfants qui débarquent pour les vacances, je ne vais pas pouvoir bosser beaucoup pendant deux semaines, il faudra que je rattrape mon retard... ça va être la panique et je ne suis pas du tout efficace en cas de panique : bref, on aura deux mois de retard sur le planning ! »&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Excédée par sa litanie logorrhéique (car elle poursuivit sur ce ton geignard pendant au moins dix minutes sans interruption), je finis par lui signaler que nous étions toutes deux pourvues des outils nécessaires au travail en ligne : elle disposait même d'une planche à dessin numérique, et nous avions toutes deux webcams et scanners, ce qui nous permettait, par visioconférence, de nous entendre.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ma propre mauvaise foi m'épatait.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Travailler sur des projets de cette nature exige d'être en contact avec la matière. Ce sont des métiers très sensuels. Tous les sens entrent en jeu. La vue, bien sûr, en premier lieu, mais aussi le toucher et même parfois l'ouïe. En effet, lorsqu'on crée un bijou à pampilles, ça n'a l'air de rien, mais si le son des pierres qui s'entrechoquent est déplaisant, il ne se vend pas.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Pour toutes ces raisons, je savais que mes arguments étaient d'une inanité confondante. Elle comme moi étions trop prises en semaine par nos activités respectives pour nous réunir, et le week-end suivant, je serais prise par le concert qui aurait lieu à Saint Malo, puis très vite les choses s'enchaîneraient et nous n'aurions pas le temps de nous voir.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;En définitive, notre distance était un handicap considérable, et chaque instant passé ensemble était précieux.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Seulement, bohêmes comme nous étions, nous ne l'avions pas mesuré ni prévu, et nous étions sur le point de nous fâcher.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'était trop bête.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je soupirai. Après tout, j'avais mon téléphone portable. Et je pourrais consulter mes mails sur le site internet depuis l'appartement de Coralie.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;_ « Ok, je viens. Mets les bières au frais. Ce week-end, on déjante à domicile ! »&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je fis mon sac en quatrième vitesse. J'étais sur le point de monter dans la Mini, quand je vis mon téléphone s'allumer, présageant la sonnerie salsa qui allait défier les lois de la discrétion citadine.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je décrochai tout en empoignant la clé de la voiture : c'était Tugdual.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;_ « Un instant, je mets l'oreillette, je suis derrière mon volant ! ». Un petit mensonge d'anticipation, rien que de très véniel.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;_ « Je te vois très bien d'où je suis, tu sais. »&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le rouge me monta aux joues de façon stupéfiante.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je le cherchai des yeux, l'observai s'avancer nonchalamment vers moi, son casque de moto sur le bras, refermant le clapet de son portable, et s'adresser à moi.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;_ « Où pars-tu comme ça ? »&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;_ « Euh... à Nantes. Je rejoins ma complice de la semaine dernière. »&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;_ « Haaaaa. »&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le silence m'insupportait. J'avais essayé de lever l'ambiguïté, mais son Haaa sous-entendait toutes les turpitudes imaginables qui avaient dû lui venir à l'esprit.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je dis la première chose qui me traversât la cervelle, inconsciente.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;_ «  Tu veux m'accompagner ? »&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il était maintenant à quelques centimètres de moi.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;_ « Hum. J'arrive de Bruxelles. Je n'ai plus rien de propre, là.»&lt;/p&gt;Gloups. Les images de son corps dénudé trouvant refuge entre mes draps venaient couvrir mon écran mental avec une persistance rétinienne fort dérangeante... M'accrocher à la prosaïque réalité. Vite.&lt;br /&gt;_ « Coralie a une machine à laver, ce n'est pas un problème. Hop, dépêche-toi, mets ton sac dans mon... euh, sur les sièges arrière. Je t'emmène. » &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;_ « Si on prenait plutôt ma moto ? Je sors toujours plein de courbatures de ta voiture.»&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Les hormones sont traîtresses. Quand vous auriez besoin de tout votre sang-froid, quand vous êtes déjà ébranlée de voir une attente s'achever brutalement pour être aussitôt remplacée par une autre, elles vous brûlent le bas des reins.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La moto de Tugdual. Argh.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;_ « Hum... je file me changer alors. Une jupette au mois de novembre en moto... »&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;_ «  En effet. Je monte avec toi. »&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La nervosité fait un drôle d'effet à chacun. Moi, ça me rend extrêmement bavarde. Mais bavarde et maladroite. Aussi, comme depuis la salle d'eau je racontais à Tugdual mes derniers jours pour meubler le silence qui s'installait, je fis deux ou trois lapsus savoureux que je préfère avoir oubliés depuis... De ceux qui vous mettent dans un état de gêne absolue.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Lui me montra un visage indéchiffrable, de ces sourires indulgents et indifférents qui me rendaient folle.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Parée d'un pantalon de cuir et d'une parka signée René Derrhy, j'endossai mon sac à dos et chevauchai son engin avec un plaisir redoublé par la sensation de son corps contre le mien. Je serrai fort sa taille, collée à son torse, humant son cuir avec ivresse, étourdie par la vitesse.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Et j'arrivai chez Coralie gelée, trempée, défaite, car une veste signée a beaucoup d'allure, mais ne sait pas couper le vent.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Celle-ci nous reçut avec beaucoup d'affabilité, sans aucun commentaire sur notre rude goujatterie de ne l'avoir pas prévenue, et nous partîmes grignoter un kebab après une ou deux tasses de Viandox pour me réconforter.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Mais j'éternuais tellement fort en rentrant, grelottant et les yeux pleurant à flots, que lorsque nous dépliâmes le canapé de Coralie, celle-ci me proposa gentiment de dormir avec elle pour laisser Tugdual reposer en paix, en lui expliquant d'un ton charmant que si, pour notre première nuit ensemble, il entendait mes ronflements, elle se sentirait coupable d'avoir tué notre couple dans l'oeuf une deuxième fois.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Coralie a beau être une bonne copine, ses allusions me hérissèrent, et je ronflai copieusement à ses oreilles pour me venger tout le reste de la nuit.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/23-renversement-de-situation.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-115840430619570735?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/115840430619570735/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=115840430619570735' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/115840430619570735'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/115840430619570735'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2006/09/22-les-joies-de-la-moto.html' title='22 - Les joies de la moto'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-115815308364191405</id><published>2006-09-13T15:06:00.000+02:00</published><updated>2006-09-16T12:58:16.773+02:00</updated><title type='text'>21 - Grill égale fébrile</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;5&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html"&gt;6&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/7-les-poules.html"&gt;7&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/8-la-photo.html"&gt;8&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/9-blogging.html"&gt;9&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/10-amoureuse.html"&gt;10&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/11-la-plage.html"&gt;11&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/12-les-messages.html"&gt;12&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/13-lidylle-dadrien.html"&gt;13&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/14-les-massages.html"&gt;14&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/15-sage.html"&gt;15&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/16-troubles.html"&gt;16&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/01/17-insolation.html"&gt;17&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/01/18-drapage.html"&gt;18&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/07/19-un-train-nomm.html"&gt;19&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/20-week-end-cratif.html"&gt;20&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;En fait de premier pas, d'ordinaire, je suis plutôt douée pour mener le jeu de la séduction. Le conseil de Coralie n'aurait dû, par conséquent, ne me poser aucun problème pour peu que je l'écoutasse.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Seulement, la question à laquelle je devais répondre avant de décider si je devais gagner Saint Malo revêtue d'un ensemble de lingerie affriolant et d'une robe moulante, c'était : est-ce que je tenais à Tugdual ? Suffisamment pour lui courir après ?&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je ne pouvais ignorer, quelque envie que j'aie de ressentir ses baisers sur moi, que Tugdual ne saurait se contenter d'une aventure, que d'ailleurs notre amitié, aux sentiments nobles et profonds, n'y survivrait sûrement pas.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'était même la conclusion à laquelle chacun de nous était arrivé après notre dernière entrevue : nous en avions explicitement convenu dans un email quelques semaines plus tard, quelques semaines où nous ne nous étions pas contactés, ce qui nous avait permis de prendre assez de recul pour en rire ensemble.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Seule une relation durable pourrait exister entre nous. Or, une relation durable, pour moi, ne pouvait être fondée que sur une forme d'amour véritable.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'est une chose de s'éprendre d'un homme marié, ce qui n'engage à pas grand chose si ce n'est quelques brèves étreintes clandestines, c'en est une autre que d'envisager avec passion un homme libre de toute attache et en âge de vouloir devenir un père.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'humour, la gentillesse, l'intégrité et le courage de Tugdual, qui venait tout de même de risquer un nouveau refus et ma mauvaise humeur pour me souhaiter mes euh... disons 32 ans... me le rendaient irrésistible. Et curieusement, la douceur de sa peau, son parfum, sa force, sa taille, qui restaient imprimés en moi avec persistance, n'étaient pas les premiers atouts qui me venaient à l'esprit lorsque je songeais à lui, et pourtant j'y étais fort sensible.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Voilà, son plus gros défaut, c'est qu'il était disponible. Et ce fait me terrorisait.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je restai donc entre deux eaux pendant toute la semaine suivante, perturbée au point de ne rien faire de bon de mes journées. Tout au plus parvenais-je à faire mes comptes, à la grande satisfaction de mon comptable, mais aussi au dépit de Coralie qui me tannait pour savoir ce que je faisais pour revoir Tugdual.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Lors d'une de nos discussions skypées (fabuleux outil que l'informatique !), excédée par son insistance fort déplaisante, je finis par hurler que, si ça se trouve, Tugdual avait fait ça en ami, que je m'étais trompée, puis je raccrochai brutalement au nez de mon amie.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Fabuleux. Voilà que je me brouillais non pas avec une mais deux personnes chères.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le lendemain de cette veillée fort agitée, après une nuit blanche comme celles qu'on doit à une conscience torturée, je me prononçai en faveur d'un petit message électronique à l'un comme à l'autre, pour m'excuser auprès de Coralie, et prendre à la rigolade la visite impromptue de l'objet de mes tourments, que je présupposai amicale.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Chose que je ne faisais jamais d'ordinaire, je tentai de me justifier sans en avoir l'air en expliquant la position délicate dans laquelle il nous avait trouvées, Coralie et moi, comme le résultat de quelques excès tardifs. Ce qui était l'exacte vérité, paraissait néanmoins sous ma plume (mon clavier) comme une affreuse maladresse. Mais mon instinct me dictait de refuser de traiter l'affaire avec légèreté. Le message partit donc, accompagné d'une invitation.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Car, pour déroger à mes méthodes assez directes de conquête, je conviai ou plutôt susurrai à Tugdual de m'accompagner à un concert que ni lui ni moi ne pouvions manquer, puisqu'il s'agissait d'un de nos groupes favoris : la Ruda Salska.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;J'appuyai sur la touche Entrée pour envoyer mon message. Puis je passai le reste de la journée du jeudi, que d'ordinaire je consacrais à la taille des pierres, à valser entre mon atelier et mon ordinateur situé à l'étage, dans l'appartement, pour guetter sa réponse.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce manège de midinette, qui par ailleurs me garantissait des mollets de danseuse et un ulcère propre à concourir avec mon assureur, ne m'était pas arrivé depuis le lycée. J'en avais presque honte, mais je ne pouvais m'en empêcher : j'en étais à me ronger mes superbes ongles déjà coupés très courts pour les besoins de ma profession, lorsque je reçus un simple avis de lecture à 21 heures.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Mon anxiété redoubla alors, et ce n'est qu'à trois heures du matin (je me levais toutes les heures pour vérifier s'il m'avait répondu), que la réponse, laconique, arriva enfin :&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;« Salut, je suis en Belgique pour le travail. Pour le concert, je ne sais pas encore. Je t'appellerai. »&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Aucune allusion à sa visite du dimanche ou à ma laborieuse explication, aucun mot d'affection, pas même une de ces petites blagues dont il était coutumier. Le grill venait donc juste de s'allumer, et il promettait d'être fort vif.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Que resterait-il de moi s'il ne me rappelait pas avant le week-end ?&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/22-les-joies-de-la-moto.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-115815308364191405?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/115815308364191405/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=115815308364191405' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/115815308364191405'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/115815308364191405'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2006/09/21-grill-gale-fbrile.html' title='21 - Grill égale fébrile'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-115771184257664652</id><published>2006-09-08T12:19:00.000+02:00</published><updated>2006-09-13T15:13:31.746+02:00</updated><title type='text'>20 - Week-end créatif</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;5&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html"&gt;6&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/7-les-poules.html"&gt;7&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/8-la-photo.html"&gt;8&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/9-blogging.html"&gt;9&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/10-amoureuse.html"&gt;10&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/11-la-plage.html"&gt;11&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/12-les-messages.html"&gt;12&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/13-lidylle-dadrien.html"&gt;13&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/14-les-massages.html"&gt;14&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/15-sage.html"&gt;15&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/16-troubles.html"&gt;16&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/01/17-insolation.html"&gt;17&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/01/18-drapage.html"&gt;18&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/07/19-un-train-nomm.html"&gt;19&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;C'est en vue de préparer ma collaboration avec Coralie, ma copine orfèvre de Nantes, que je montai à Paris ce mardi-là. J'avais soigneusement protégé le coffre de ma Mini pour ramener un bloc de lapis-lazuli et un autre de turquoise, dérogeant ainsi à mon sacro-saint principe dit de l'opale rose.&lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ma théorie, enfin celle que j'exposai à mon assureur devenu verdâtre à cette nouvelle, était que, dans la mesure où je roulais en Mini, que je n'avais aucune étape à faire entre Paris et Rennes, et qu'en outre j'avais l'air de tout sauf d'un convoyeur de fond, je ne risquai guère de me faire «car-jacker» sur le bord de la route. Et puis, l'entrepôt de stockage auquel je me rendais était suffisamment pourvu de dispositifs de sécurité pour assurer la discrétion du chargement.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce que je ne lui disais pas, c'est que mon horoscope était tout à fait favorable. Je savais intuitivement qu'il serait tout à fait hermétique à cet argument pourtant hautement scientifique. En effet, on ne dit jamais assez que l'astrologie chinoise (oui, quand même, je reste sérieuse) est le fruit de plusieurs siècles d'observation et qu'elle demeure pour le moins infaillible. C'est une certitude que je partage avec ma cousine, et je crois que c'est à peu près la seule. Mais ce point commun est de taille.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je m'acheminai donc par autoroute jusqu'à la capitale, que je trouvai ployée sous le poids des embouteillages, de la pollution et de la bruine poisseuse de ce mois de novembre. Les grèves des transports en commun faisaient la joie des laveurs de carreaux à la sauvette, que l'on ne peut pas davantage chasser qu'une mouche en été quand on a mangé du melon. Les deux heures que je passai à poireauter entre la porte d'Orléans et la porte de Bagnolet me furent néanmoins providentielles, dans la mesure où, l'oreille capturée par la radio, je pus entendre une mélodie fort agréable et peu commune, à savoir un mélange de cornemuses bretonnes et de percussions africaines.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce fut une véritable révélation.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Voilà ce que je rêvais de faire, sous forme de bijoux. Ce mélange de cultures, cet entrelacement du cosmos celtique et de la mystique vaudoue, des amulettes à double face.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Dès mon retour, je sortis les blocs de mon coffre, qui avaient effectivement échappé à la convoitise d'hypothétiques bandits en goguette, pour la plus grande joie de mon pauvre assureur.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je suis convaincue que cet homme devrait changer de métier. Il porte sur lui les symptômes de l'ulcère à l'estomac version gouffre de Padirac. Les yeux globuleux, le visage luisant, les cheveux mous et pendants, les mains fébriles toujours enfoncées dans sa poche à triturer un pauvre carré de Cholet qui ne leur a rien fait... être anxieux à ce point, ça relève de la Faculté. Je suis sûre qu'il ne descend pas en dessous de 18 de tension. Il y a une contradictoin étonnante à faire ce métier-là quand on est une pelote de nerfs, quand même. Il y a pourtant quelques emplois réputés pour leur qualité apaisante, admirablement décrits par Georges Courteline dans Messieurs les Ronds de Cuir... Il faut qu'un jour je songe à lui offrir cet ouvrage, ne serait-ce que par acquit de conscience. Cet homme est en danger de mort, j'en suis certaine.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Une fois les amortisseurs de Mimi soulagés (Mimi c'est ma Mini, évidemment), je me hâtai de téléphoner à Coralie pour évoquer avec elle ma grande idée. Enthousiaste, elle me rejoignit le vendredi, et nous passâmes le week-end à dessiner, papoter, sans oublier de fêter notre indéniable génie avec la dignité qui convient, rue de la Soif, le samedi soir.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il était dix heures le dimanche matin lorsque je me pris à le regretter amèrement. Ce n'est pas tant le mal de tête ou l'irrésolution digestive. Une fêtarde avisée sait pertinemment qu'en évitant les mélanges et en s'administrant deux Alka-Seltzer en fin de cérémonie, on évite partiellement ce genre d'inconvénient, en s'assurant toutefois de ne pas ingérer d'antihistaminique ou autre anxyolitique.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;A cette heure, donc, tout au plus avais-je la bouche pâteuse, mais je dormais encore pieusement, et le réveil fut tonitruant.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il faut signaler que ce jour-là, je fêtais mon anniversaire. Fêter est un grand mot, passé 30 ans j'avais renoncé à convier mes copains pour cette occasion funeste et parfaitement incongrue.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Donc, ce matin-là, à neuf heures et demie, un bon samaritain, qui n'était pas ma cousine, laquelle en chat échaudé se serait abstenue avec grand soin de me réveiller avant midi un dimanche, surtout celui-là; un bon samaritain, disais-je (Pierre Desproges a connu ces moments d'égarements digressifs et parlait d'insolentes interruptions par lui-même) eut l'idée benoîte de me faire la surprise d'un petit déjeuner fleuri au lit.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Comme je ne répondais pas, et pour cause, je m'étais couchée trois heures auparavant... enfin, couchée, c'eût été trop simple justement. Disons que Coralie et moi avions, vers six heures du matin, cherché le chemin du retour avec une persévérance confinant à l'héroïsme compte tenu du brouillard éthylique s'obstinant à obscurcir nos radars respectifs. Et, épuisées par notre baroud d'une demie heure (pour marcher cent cinquante mètres et monter un escalier, surtout monter un escalier), nous nous étions tout bonnement affalées, à peine déshabillées (quoi que notre tenue n'était pas à proprement parler de saison et se laissait volontiers prendre pour un modeste morceau de tissu), sur le canapé du salon.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Donc, comme je ne répondais pas en dépit de son insistance : il avait tout tenté, coups de poings, sonnette ininterrompue de trois minutes, téléphone, le brave garçon affollé de mon silence s'était résolu à enfoncer la porte par ailleurs simplement ouverte (ce qui était un miracle, dans notre état, nous aurions aussi bien pu ne jamais trouver le trou de la serrure pour y enfoncer la clef perdue au fond de mon sac).&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le pauvre, une fois la frayeur dûe à sa propre brutalité passée, eut un moment d'incertitude devant le spectacle qui s'offrait à lui... enfin... sous lui, pour parler juste, car la porte ouverte conjuguée à la force déployée avait fait de son mouvement un parfait tremplin vers notre position stratégique, et il avait lourdement atterri sur mon orteil gauche, provoquant une révolte inconsciente de mon corps engourdi et interrompant fort indélicatement mon sommeil (et non celui de Coralie que mon corps protégeait comme un rempart de cette intrusion subite).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Là, dans le canapé, à portée immédiate de ses mains jetées en avant dans le réflexe de parer sa chute, le visiteur recouvrait une montagne indécente de chairs roses et épilées. Au cours de la nuit, l'une de nous deux (laquelle ?), transie de froid, avait heureusement eu le réflexe de nous recouvrir vaguement d'un plaid orange et jaune, laissant juste entrevoir ce qu'il fallait de nos bras et de nos jambes qui pendaient en s'entremêlant curieusement, formant un tableau pour le moins équivoque pour un hétérosexuel moyen royalement porteur de croissants et de bouquet.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Pour mon anniversaire, Tugdual voulait une nouvelle fois me faire une surprise, et une nouvelle fois c'était lui qui l'avait eue.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Sortie de ma torpeur alcoolisée, je grognai de terreur, et, plus scandalisé qu'abasourdi, habitué qu'il était à ma fantaisie ordinaire, il s'enfuit.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je mis plusieurs heures à réaliser que les roses jetées à terre sonnaient le glas de ce qui avait été une brève tentative de retrouvaille.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Coralie, fine mouche, imita admirablement la migraine qui m'avait épargnée, en me martelant le reste de la journée que, si je tenais à lui, je devrais faire le prochain pas.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/21-grill-gale-fbrile.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-115771184257664652?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/115771184257664652/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=115771184257664652' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/115771184257664652'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/115771184257664652'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2006/09/20-week-end-cratif.html' title='20 - Week-end créatif'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-115407952598738625</id><published>2006-07-28T11:12:00.000+02:00</published><updated>2006-09-08T12:40:36.753+02:00</updated><title type='text'>19 - Un train nommé</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;5&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html"&gt;6&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/7-les-poules.html"&gt;7&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/8-la-photo.html"&gt;8&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/9-blogging.html"&gt;9&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/10-amoureuse.html"&gt;10&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/11-la-plage.html"&gt;11&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/12-les-messages.html"&gt;12&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/13-lidylle-dadrien.html"&gt;13&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/14-les-massages.html"&gt;14&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/15-sage.html"&gt;15&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/16-troubles.html"&gt;16&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/01/17-insolation.html"&gt;17&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/01/18-drapage.html"&gt;18&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Régulièrement, je monte à Paris, pour acheter ma matière première, voir d'éminents confrères, suivre des conférences, des formations complémentaires, bref, rester opérationnelle.  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Evidemment, je ne me ballade pas avec mes pierres en rentrant. Ce n'est pas tant le fait que ça coûte très cher et que mon assurance, qui coûte encore plus cher, ne me couvrirait pas. C'est surtout que la première fois que j'ai ramené avec moi un de ces joujoux, ça s'est très mal terminé.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;D'une manière générale, il ne faut pas me laisser prendre le train à moins que les deux gares soient des terminus. En voiture, pas de problème, j'ai un sens de l'orientation rudimentaire et la chance de savoir lire les panneaux indicateurs, bien que dans certaines contrées et en particulier à Paris, cela relève de la gymnastique oculaire de niveau olympique.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Et puis, au volant, en théorie, on ne s'endort pas. On fait le maximum, en tout cas. A part les fieffés tarés qui vissent leurs chauffeurs routiers à leurs camions plus de 48 heures d'affilée.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Mais cette fois-là, ma toute première, pleine d'émotions, j'étais sur le point d'ouvrir ma boutique, pensez un peu si j'étais sur les nerfs, j'avais renoncé à prendre ma Mini, histoire de ne pas ficher une peur bleue à l'automobiliste moyen qui eût pu croiser ma route.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Sage et raisonnable comme rarement, j'avais donc fait l'acquisition d'un titre de transport auprès de la société nationale des chemins de fer français, et avais benoîtement coincé mon derrière alors un chouïa volumineux (le stress ça fait grossir. Enfin, moi, ça me fait grossir... et je maudis toutes celles que ça fait maigrir, Séverine comprise) entre deux accoudoirs de seconde classe.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;A l'aller, pas de problème. J'étais assise à côté d'un très charmant jeune homme. Inutile de dire que nous avons incontinent visité certaines parties assez inconfortables du TGV et que nous avons suffoqué une ou deux vieilles rombières en sortant totalement ébourriffés et débraillés.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Les premières fois, c'est toujours, comment dire, exaltant. L'excitation, le besoin de se défouler pour se détendre, la sensation de braver un tabou et de réaliser un fantasme... j'ai simplement un regret, c'est le bruit que fait le train à 320 km/h. Je ne suis pas persuadée que quelqu'un ait pu percevoir la fougue et l'issue tonitruante de nos ébats.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je n'ai pas retenu le prénom du jeune homme, seulement l'horaire du train. Si jamais je retourne à Paris en train, j'emprunterai le même ; on ne sait jamais. Je pourrais bien retomber sur lui, sa femme et ses deux gosses en bas âge dont il n'a sûrement pas omis de s'encombrer depuis qu'il a jeté sa gourme au-dessus des WC chimiques, me susurrant des conchecetés dans l'oreille en se regardant dans la glace. Vu sous cet angle, ça fait vulgaire, comme dirait Séverine, mais je vous assure que les fibres de mes reins à mes orteils me remémorent une extase divine.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Au retour, j'avais mis l'opale rose dans une poche de ma veste. Le problème majeur, c'est que, puisque tout s'était bien passé (à part que je me suis fait arnaquer sur deux ou trois saphirs qui étaient de n'importe où sauf de Birmanie, mais ça, c'est ce qu'on appelle le dessalage, le bizuthage, le baptême du feu...), et que j'étais encore tout étourdie de ma matinée mouvementée à l'aller, j'étais complètement détendue.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Au point que, bien sûr, je me suis endormie comme une bienheureuse. Je suis même convaincue que j'ai ronflé tout mon soûl, pour la peine.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le retour était tardif, je n'avais pas de voisin, je m'étais donc à demi allongée à cheval sur les deux places, en seconde classe ce n'est pas la gloire, mais que voulez-vous, la jeunesse n'a pas besoin de luxe pour dormir. De sorte que lorsque le contrôleur m'a éveillée pour les billets, j'ai sursauté comme un gamin pris la main dans le pot de Nutella (pourquoi dit-on toujours le pot de confiture dans l'expression originale ? C'est bon, la confiture, mais ça m'étonnerait qu'un galopin d'aujourd'hui ferait l'acrobate et risquerait la calotte pour une cuillerée de confiture... alors que si mon supposé rejeton s'avisait de chaparder mon Nutella, il ferait dix tours dans ses chaussettes sans toucher les élastiques. Mais non je ne suis pas vindicative). Ma veste, qui était judicieusement étalée sur mes genoux, a fait un vol plané. Je l'ai ramassée en hâte, toute rouge et tremblante comme s'il allait me tomber un skud sur la figure, j'ai tendu mon billet au contrôleur, et là il m'a dit :&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;_ « Mais mademoiselle, vous avez manqué votre arrêt ! Nous allons arriver dans quelques minutes à Brest ! Votre billet était pour Rennes ! »&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ne croyez-vous pas que cet ahuri aurait pu me contrôler entre Paris et Rennes ? Il y a deux heures de trajet, un arrêt au Mans, une rame à contrôler, ils sont deux, mais non, ils contrôlent les billets entre Rennes et Brest.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Pour comble, il voulait me mettre une contravention. J'ai protesté énergiquement, demandé à voir son chef (il y a toujours un chef de train, j'en suis persuadée. Il y a bien des chefs de gare, alors...). Il m'a donc priée de le suivre. Et là, j'ai pris ma veste et mon sac, je me suis levée et l'ai suivi. Sans regarder derrière moi et vérifier que je n'avais rien oublié à ma place.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Cruelle erreur.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le temps d'arriver à Brest, d'y passer une nuit d'hôtel (c'était évidemment le dernier train), de rentrer à Rennes, je ne me suis aperçue de la disparition de l'opale que bien après, et j'ai mis plus d'une semaine à retracer les événements : j'ai dû la perdre en faisant voler ma veste lorsque le contrôleur m'a réveillée.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce voyage m'a donc coûté, en plus des frais habituels, un billet de train, une nuit d'hôtel, une magnifique opale rose et quatre séances de kinésithérapeute. Oui. Si jamais vous profitez d'une aubaine ferroviaire inespérée, veillez bien à ne pas poser vos pieds sur la cuvette, vous risqueriez de glisser et de vous faire un lumbago. Sans compter que les angles du lavabos et du dérouleur de papier sont vos pires ennemis.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Voilà pourquoi j'ai considérablement réduit mes déplacements en train depuis.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/09/20-week-end-cratif.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-115407952598738625?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/115407952598738625/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=115407952598738625' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/115407952598738625'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/115407952598738625'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2006/07/19-un-train-nomm.html' title='19 - Un train nommé'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-113897508213057348</id><published>2006-02-03T14:52:00.000+01:00</published><updated>2006-02-03T14:59:35.830+01:00</updated><title type='text'>Titiane fait une pause</title><content type='html'>&lt;a href="http://ardentissime.free.fr/images/Hermoso%20mundo/plagesillon.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand" alt="" src="http://ardentissime.free.fr/images/Hermoso%20mundo/plagesillon.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Lecteur, toi qui t’aventures parfois sur cette improbable page qu’est le Roman de Titiane, tu connais l’irrégularité avec laquelle la farce est publiée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si dans un accès de bouffée délirante ou de solitude extrême, tu te demandais ce que devient cette saga, sache que Titiane prend quelques vacances, et que la suite de ses mémoires ne sera pas disponible avant le temps habituel que met le fût du canon pour refroidir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, de deux choses l’une :&lt;br /&gt;1°) Tu es patient, constant et ne lâches pas le lien.&lt;br /&gt;Bon.&lt;br /&gt;Alors envoie-moi ton email à ardente(at)laposte.net pour que je te prévienne de la mise en ligne de la suite… ce ne sera pas avant quelques mois.&lt;br /&gt;Importante précision utile : cette adresse ne vaut pas pour toi le fâcheux désireux de me faire savoir que ma prose est nulle à chier. Je le sais, c’est moi la première lectrice, je le rappelle. Faut-il que tu sois étourdi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2°) Tu n’es ni patient ni constant, et tu te dis, tant pis, passons à autre chose.&lt;br /&gt;Soit, cela me fait peine, mais soit.&lt;br /&gt;Tu pourras toujours continuer à me lire sur &lt;a href="http://www.ardente.fr/"&gt;http://www.ardente.fr/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Si tu ne m’as pas encore dans tes liens favoris… non non je ne dirai rien. Je cache ma tronçonneuse dans mon dos et je fais mine de n’avoir rien vu.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Option subsidiaire : tu es fan mordu grave... pour passer le temps entre les séances d'électrochoc, tu peux toujours relire les chapitres déjà édités…&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;Préambule&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1 - Séverine&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2 - Rennes&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3 - Deuxième danse&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4 - Simon&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;5 - Rétroviseur&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html"&gt;6 - Virage&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/7-les-poules.html"&gt;7 - Les poules&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/8-la-photo.html"&gt;8 - La photo&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/9-blogging.html"&gt;9 - Blogging&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/10-amoureuse.html"&gt;10 - Amoureuse&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/11-la-plage.html"&gt;11 - La plage&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/12-les-messages.html"&gt;12 - Les messages&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/13-lidylle-dadrien.html"&gt;13 - L’idylle d’Adrien&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/14-les-massages.html"&gt;14 - Les massages&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/15-sage.html"&gt;15 - Sage&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/16-troubles.html"&gt;16 - Troubles&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/01/17-insolation.html"&gt;17 - Insolation&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/01/18-drapage.html"&gt;18 - Dérapage&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A plus tard !!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-113897508213057348?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.ardente.fr' title='Titiane fait une pause'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/113897508213057348/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=113897508213057348' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/113897508213057348'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/113897508213057348'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2006/02/titiane-fait-une-pause_03.html' title='Titiane fait une pause'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-113326303667964366</id><published>2006-01-27T16:20:00.000+01:00</published><updated>2006-07-28T11:39:02.900+02:00</updated><title type='text'>18 - Dérapage</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;5&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html"&gt;6&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/7-les-poules.html"&gt;7&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/8-la-photo.html"&gt;8&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/9-blogging.html"&gt;9&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/10-amoureuse.html"&gt;10&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/11-la-plage.html"&gt;11&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/12-les-messages.html"&gt;12&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/13-lidylle-dadrien.html"&gt;13&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/14-les-massages.html"&gt;14&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/15-sage.html"&gt;15&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/16-troubles.html"&gt;16&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/01/17-insolation.html"&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’hôte des lieux était occupé à rincer les verres dans sa kitchenette. Les cheveux en bataille, le t-shirt froissé, les yeux bouffis, je le rejoignis pour le remercier. Alors que j’allais appuyer mes lèvres sur sa joue, il se retourna.&lt;br /&gt;Et me retourna.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lourd sommeil qui m’avait prise m’avait embrouillé les esprits au point que je ne savais plus au juste ce qui me confondait auparavant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je savais seulement que le regard qui pesait sur moi alors que je tentais de me rétablir sur mes pieds était profondément émouvant et attachant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tugdual me fit face, m’enlaça d’un bras ferme et doux à la fois. Son attention ne faisait pas de doute. Il était présent, il était même très proche de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis qu’il me câlinait, mon cerveau fonctionnait à toute allure.&lt;br /&gt;Je m’écartai de lui.&lt;br /&gt;Mon manque de tact est bien le plus connu de mes défauts, mais il était si gentil, que je cherchai désespérément le moyen d’échapper à cette inévitable catastrophe qu’annonçaient les mots grésillant sur le bout de ma langue.&lt;br /&gt;Mes yeux en dirent sans doute plus long que mes lèvres closes, et je vis son doux visage s’assombrir. Se fermer. Se glacer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était inutile de parler, cela n’aurait fait qu’aggraver les choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui écrivis une lettre quelques jours plus tard. Je m’emberlificotai dans des explications brouillonnes. Je ne voulais pas le blesser, mais simplement qu’il comprenne que j’étais trop confuse pour vouloir l’induire en erreur sur mes intentions.&lt;br /&gt;Contre toute attente, il me répondit, brièvement, espérant que nos relations ne souffriraient pas de ce fâcheux épisode ambigu, et souhaitait « prolonger ces contacts amicaux avec une fille drôle et sympa ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sus trop ce qui me remua le plus : son apparent détachement, ou ma paradoxale contrariété que nos relations s’en tinssent à ce qu’elles avaient été jusque là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la raison et le travail eurent tôt fait de prendre le dessus et de me faire oublier que ma vie sentimentale était singulièrement vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me lançai à corps perdu dans un projet d'association avec une orfèvre de Nantes, de sorte que je ne songeais à Tugdual qu'aux rares instants où j'ouvrais ma messagerie. J'attendais en vain un signe de lui. Et ne voulais pas me l'avouer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/07/19-un-train-nomm.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-113326303667964366?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/113326303667964366/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=113326303667964366' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/113326303667964366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/113326303667964366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2006/01/18-drapage.html' title='18 - Dérapage'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-113111474033716378</id><published>2006-01-18T19:40:00.000+01:00</published><updated>2006-01-27T16:21:13.186+01:00</updated><title type='text'>17 - Insolation</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;5&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html"&gt;6&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/7-les-poules.html"&gt;7&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/8-la-photo.html"&gt;8&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/9-blogging.html"&gt;9&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/10-amoureuse.html"&gt;10&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/11-la-plage.html"&gt;11&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/12-les-messages.html"&gt;12&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/13-lidylle-dadrien.html"&gt;13&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/14-les-massages.html"&gt;14&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/15-sage.html"&gt;15&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/16-troubles.html"&gt;16&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fin de l’après midi s’écoula rapidement nonobstant mon inconfort profond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le soleil décroissait, nous résolûmes de terminer la soirée ensemble. Tugdual, en voisin, nous proposa l’accueil de son appartement pour un apéritif joyeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous retrouvâmes donc, la peau tiraillant, les pommettes en feu et la langue sèche, au seuil de son antre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous désaltéra d’une bonne demi-douzaine de bières différentes ; il n’y avait plus guère que Dimitri, Annabelle et moi en mesure de conduire pour raccompagner la troupe.&lt;br /&gt;Nous endossâmes fièrement ce statut de capitaines de soirée, et les autres joyeux lurons nous gratifièrent d’un spectacle ininterrompu de blagues et autres farces plus désopilantes les unes que les autres.&lt;br /&gt;Etait-ce un effet tardif d’insolation ou un excès de ces rires à gorges déployées, je me pliai subitement en deux, terrassée par un mal de ventre à couper le souffle.&lt;br /&gt;La douleur décolora mes joues si brutalement que les convives se turent comme un seul homme, et je jouai la vedette involontaire, une fois de plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je partis m’étendre dans la chambre, le temps de récupérer.&lt;br /&gt;Le parfum dans les draps, la couette moelleuse, la douceur du plaid posé sur moi par une main prévenante… je m’endormis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dus mon réveil, je crois, au bruit de la porte se refermant, à moins que ce ne fût le silence ou les verres s’entrechoquant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étais bien. Beaucoup mieux. La fièvre était tombée. Jetant un œil au radio-réveil, je m’aperçus que l’heure était proprement indécente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/01/18-drapage.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-113111474033716378?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/113111474033716378/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=113111474033716378' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/113111474033716378'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/113111474033716378'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2006/01/17-insolation.html' title='17 - Insolation'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-112799992678023251</id><published>2005-12-29T17:30:00.000+01:00</published><updated>2006-01-28T13:41:42.243+01:00</updated><title type='text'>16 - Troubles</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;5&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html"&gt;6&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/7-les-poules.html"&gt;7&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/8-la-photo.html"&gt;8&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/9-blogging.html"&gt;9&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/10-amoureuse.html"&gt;10&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/11-la-plage.html"&gt;11&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/12-les-messages.html"&gt;12&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/13-lidylle-dadrien.html"&gt;13&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/14-les-massages.html"&gt;14&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/15-sage.html"&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais beau avoir pris une douche glacée, je venais quand même de fantasmer de longues minutes sous les mains et sur le dos d’un demi-dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque la langue de ce généreux et néanmoins très peu amical jeune homme m’envahit, le malentendu me paraissait moins savoureux qu’ennuyeux, mais mes membres ne suivaient pas mes pensées et je fondis littéralement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au diable mes actes, au diable si Dimitri me trouvait peu constante (et ses amis avec), je ne raisonnais plus. Tugdual s’emboîtait dans ma bouche et son corps dressé contre le mien répondait sans vergogne aucune aux lianes que tressait peu à peu le désir sous ma peau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne me souviens qu’avec une totale mauvaise foi de ce qui s’ensuivit.&lt;br /&gt;J’ai raconté à ma cousine, dont les oreilles avait tinté d’une rumeur persistante, que nous avions glissé. Les deux pieds enfoncés dans le sable, oui. Et sous les yeux de co-plagistes ahuris et gênés que je dépeignis comme hilares et peu charitables.&lt;br /&gt;Le geste d’apaisement de Tugdual, à qui la situation n’avait pas échappé, à mon grand dépit même s’il me coûte de le reconnaître, eut le don de m’irriter brutalement.&lt;br /&gt;Je n’avais pas l’intention de lui sauter au cou, et alors que je tombais littéralement dans ses bras, je pris son geste pour un rejet pur et simple et me vexai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il dut s’installer à quelques serviettes de moi, et je m’étendis sans plus adresser la parole à quiconque.&lt;br /&gt;Je ne suis pas souvent d’humeur boudeuse. Mais dans ce flot d’émotions contradictoires et violentes qui m’avait assaillie, je n’avais d’autre recours que le mutisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans me poser de question, Dimitri s’était déplacé vers lui et devisait tranquillement avec son ami qu’un parasol immense protégeait du soleil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entendais par bribes leur conversation posée, comparant les mérites de tel ou tel applicatif informatique, et plus le ton était léger et souriant, plus mon irritation grandissait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon désarroi provenait moins de la sagesse un peu fraîche de Tugdual, que de mon auto-déception quant à ma capacité à me laisser émouvoir simultanément par deux hommes, pour la deuxième fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, la situation était la suivante : j’étais attirée par un race n°1 qui ne semblait pas indifférent, et bouleversée par un race n°2 qui me tenait prudemment à distance.&lt;br /&gt;Mon dogme fumeux sur les deux races venait de voler en éclats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier réflexe défensif passé, on essaie de reprendre confiance en soi. La majorité des personnes normales et tant soit peu saines tâchent de faire le tri, testent leurs émotions avec l’un, avec l’autre. Et essaient de choisir pour le mieux. Certaines personnes renoncent à choisir et laissent les autres le faire à leur place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes relents d’éducation puissamment judéo-chrétienne ne m’avaient guère prédisposée à tout cela.&lt;br /&gt;Pour moi, la vie, comme les sentiments, était une voie tracée droite, où qu’elle aboutisse, et si on voulait changer de direction, il fallait prendre le virage et continuer sur la voie, tout aussi droite.&lt;br /&gt;De sorte qu’en dépit de ma vie dissolue, je ne m’étais jamais vraiment dispersée. Mes aventures se succédaient, mais se ressemblaient et ne se croisaient jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Séverine disait de moi que j’étais une fille entière. En l’occurrence, ce n’était plus le cas. Et mon impuissance à clarifier mes pensées dans l’immédiat me mettait singulièrement à vif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2006/01/17-insolation.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-112799992678023251?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/112799992678023251/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=112799992678023251' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112799992678023251'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112799992678023251'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2005/12/16-troubles.html' title='16 - Troubles'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-112781280746990154</id><published>2005-12-19T13:07:00.000+01:00</published><updated>2005-12-29T17:20:46.230+01:00</updated><title type='text'>15 - Sage</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;5&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html"&gt;6&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/7-les-poules.html"&gt;7&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/8-la-photo.html"&gt;8&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/9-blogging.html"&gt;9&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/10-amoureuse.html"&gt;10&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/11-la-plage.html"&gt;11&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/12-les-messages.html"&gt;12&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/13-lidylle-dadrien.html"&gt;13&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/14-les-massages.html"&gt;14&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les tenues de Tugdual ont ceci de rafraîchissant que, dans quelque situation qu’on le croise, on le reconnaît toujours : il porte la même chose où qu’il aille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ayant donc repéré, je lui adressai une quantité de signaux dignes d’un appontage sur porte-avion, en ânonnant dans le combiné des ‘‘gne suis zici, houhou’’ des plus pertinents. A cet instant précis, me revint en mémoire une leçon péremptoire de ma copine Sandrine : "Titiane, cinquante pour cent des hommes n’aiment pas les nunuches. Les cinquante autres pour cent sont inexploitables".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai pas l’impression que ses statistiques soient très fiables, puisqu’elle en est quand même à la quinzième rupture en sept ans, mais par précaution, sait-on jamais, je me tus tout soudain. Tugdual était alors à deux mètres de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, il était trop tard pour que j’évite les quolibets, et j’en eus trois pour le prix d’un, non plus en stéréo mais même en dolby surround.&lt;br /&gt;Tugdual : ‘‘oui, bonjour, moi aussi je suis content de te voir…’’&lt;br /&gt;Loïc : ‘‘tu nous fais encore un houhou, qu’on soit bien sûrs que tu es là ?’’&lt;br /&gt;Dimitri : ‘‘quel accueil chaleureux ! il ne manque plus que les bisous dans le cou !’’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur quoi Tugdual m’entreprit d’un baiser fougueux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/16-troubles.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-112781280746990154?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/112781280746990154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=112781280746990154' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781280746990154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781280746990154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2005/12/15-sage.html' title='15 - Sage'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-112781261420991510</id><published>2005-12-13T15:28:00.000+01:00</published><updated>2005-12-29T17:19:04.563+01:00</updated><title type='text'>14 - Les massages</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;5&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html"&gt;6&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/7-les-poules.html"&gt;7&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/8-la-photo.html"&gt;8&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/9-blogging.html"&gt;9&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/10-amoureuse.html"&gt;10&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/11-la-plage.html"&gt;11&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/12-les-messages.html"&gt;12&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/13-lidylle-dadrien.html"&gt;13&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout de quelques minutes, Sylvie mendia une cajolerie.&lt;br /&gt;Je me retournai pudiquement. Annabelle était à l’eau avec Adrien, et Dimitri les photographiait. Je me décidai à m’enduire le dos.&lt;br /&gt;Je pris une gorgée d’eau, puis allais m’emparer du flacon.&lt;br /&gt;« Tu veux que je te mette de la crème sur le dos ? »&lt;br /&gt;Dimitri. Mes rêves devenaient réalité. Je m’inquiétai. Etais-je victime d’une insolation ? Je ne sus que dire.&lt;br /&gt;Je m’étendis finalement sur le ventre, essayant de faire taire la petite voix de ma conscience qui me répétait, narquoise : ‘‘rien n’est plus éloquent que le silence…’’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est cet instant que choisit un moteur pétaradant pour démarrer en fanfare juste au-dessus de nous. Je sursautai, relevant vivement la tête.&lt;br /&gt;Ses mains chaudes et huileuses s’abattirent sur mes trapèzes.&lt;br /&gt;« Laisse-toi aller, détends-toi.»&lt;br /&gt;S’il avait conscience de l’effet qu’il produisait sur moi, son petit jeu s’apparentait à un crime de guerre.&lt;br /&gt;Il se mit à me masser le haut des épaules et la nuque. Bien. Vite, programmer une alarme sur le portable, prétexter un rendez-vous, écourter mon séjour… Ne plus penser à rien.&lt;br /&gt;Il avait trouvé le nœud. S’y attardait.&lt;br /&gt;Comme il se releva, je ne bougeais plus.&lt;br /&gt;Et je sentis ses mains, à nouveau couvertes de crème, remonter sur mes chevilles, mes mollets, mes genoux, mes cuisses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La partie à jouer était serrée. Très serrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai quelques rondeurs, je le sais, je ne m’en cache pas, mais d’ordinaire j’en ai quand même quelques complexes. Bon, il m’avait d’abord découverte en collant troué, et puis là en maillot de bain, je pouvais difficilement remettre ma robe pour cacher mes fesses gélatineuses sans passer aussitôt pour une sainte nitouche.&lt;br /&gt;Mais tandis que ses mains enveloppaient mes cuisses, je ne réfléchissais plus.&lt;br /&gt;Je jouissais de l’instant, qui n’était peut-être qu’une illusion.&lt;br /&gt;De toutes façons, j’étais incapable d’aligner deux pensées cohérentes.&lt;br /&gt;Il poursuivit dans mes reins. Dégrafa mon haut. Il me massait sans se lasser, alternant les mouvements de va-et-vient et de petits cercles un peu vifs pour dénouer les muscles. Un véritable artiste. Et moi, une pâte à modeler. De la chair en fusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il avait fini. Je l’entendais respirer à côté de moi. Je ne tournai pas encore la tête vers son côté. Je somnolai.&lt;br /&gt;Au bout de quelques instants, je regrafai mon haut. Puis me tournai vers lui.&lt;br /&gt;Il était sur le ventre, et me regardait, me tendant le flacon avec un petit sourire.&lt;br /&gt;C’était son tour…&lt;br /&gt;J’hésitai. L’enduire sauvagement comme si la crème était un emplâtre ? ou lui faire subir le sort que mes mains brûlaient de lui faire subir, de ces moments intenses qu’elles avaient longuement répétés sans en connaître la signification profonde mais qui m’avaient valu tellement de compliments ?&lt;br /&gt;Je m’installai à cheval sur lui.&lt;br /&gt;Au diable la pudeur. Autant que nos maillots fassent connaissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adrien et Annabelle revinrent, riant aux éclats. L’ambiance s’en ressentit brutalement. Puis mon téléphone se mit à sonner.&lt;br /&gt;Dimitri l’attrapa alors d’une main preste pour me le tendre.&lt;br /&gt;« Ce n’est pas le moment, j’ai de la crème partout sur les mains ! »&lt;br /&gt;Il jeta un coup d’œil à l’écran.&lt;br /&gt;« C’est Tugdual. »&lt;br /&gt;Je bondis. De Guadeloupe… je ne pouvais pas ne pas prendre l’appel !&lt;br /&gt;« Réponds pendant que je m’essuie les mains ! »&lt;br /&gt;Il me rendit volontiers ce service tandis que je me relevai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tugdual était en train de me chercher sur la plage de Dinan. La Guadeloupe, c’était un leurre. Il avait voulu me faire la surprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic;font-size:85%;" &gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/15-sage.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-112781261420991510?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/112781261420991510/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=112781261420991510' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781261420991510'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781261420991510'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2005/12/14-les-massages.html' title='14 - Les massages'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-112781252805629177</id><published>2005-12-05T15:00:00.000+01:00</published><updated>2005-12-13T15:29:05.526+01:00</updated><title type='text'>13 - L'idylle d'Adrien</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;5&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html"&gt;6&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/7-les-poules.html"&gt;7&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/8-la-photo.html"&gt;8&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/9-blogging.html"&gt;9&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/10-amoureuse.html"&gt;10&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/11-la-plage.html"&gt;11&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/12-les-messages.html"&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis que l’eau coulait sur mon torse, je renversai ma tête en arrière à la façon d’une publicité pour gel douche de nymphomane, et essayai de me redonner une contenance. Je sentais bien que tous mes sens aiguisés me feraient partir en chasse… Les caprices de la plomberie me firent signe : l’eau glacée que je reçus soudain me fit suffoquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me frottai énergiquement, me redressai et filai sans demander mon reste.&lt;br /&gt;Alors que j’avais laissé ma bouteille thermos et le flacon de crème solaire sous le parasol, je m’aperçus qu’il allait être périlleux de les récupérer… Ma serviette était désormais bloquée par une sorte de jeu de l’oie version géant du sable dessiné par Adrien, le grand blond, et qu’ils étaient en train de parfaire. Ils n’avaient pas dû songer à mon retour parmi eux. Enjamber les corps des joueurs risquait d’être un moment de pure grâce…&lt;br /&gt;Je ralentissais, je me détendais, je calculais mes pas… C’est alors que Dimitri se redressa et attrapa l’un et l’autre de mes accessoires.&lt;br /&gt;Je n’avais plus d’échappatoire. Il fallait que je l’enjambe lui. L’eau coulait encore sur moi.&lt;br /&gt;« Attention, douche écossaise.»&lt;br /&gt;Il s’était relevé. Je passai sur sa serviette, glissai sur la mienne. Je soupirai. Sa galanterie, ou était-ce sa crainte de l’eau froide, me sauvait la mise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me séchai rapidement avec la petite serviette éponge qui me servait d’oreiller.&lt;br /&gt;Il me servit un gobelet d’eau fraîche.&lt;br /&gt;Ce fut le moment que choisit Annabelle, la rousse à peau blanche, pour geindre.&lt;br /&gt;« J’aurais dû acheter une canette… Dim, tu veux pas aller m’en chercher ? puisque tu es debout… »&lt;br /&gt;La belle était jalouse des attentions qu’il me prodiguait. Quand mon ego est flatté comme ça, je deviens insupportable.&lt;br /&gt;Et le sachant, je m’empêchai in extremis de sourire, me mordant les joues jusqu’au sang. Une capricieuse… comme Séverine. Je ne sais pas du tout les manipuler, ces bestioles-là…&lt;br /&gt;J’encourageai Dimitri, histoire de faire preuve de la neutralité de la bonne copine.&lt;br /&gt;Mais ce fut Adrien qui s’exécuta.&lt;br /&gt;Dimitri, tendrement, s’empressa de publier les bans :&lt;br /&gt;« Ton chevalier servant s’en charge… »&lt;br /&gt;La belle était fine mouche. Elle pinçait les lèvres. Habituée à la galanterie du jeune homme, je ne le voyais pas aussi direct. Le sarcasme dans ses billets semblait tellement une seconde nature, parfois même à un degré insoupçonnable…&lt;br /&gt;A la saillie de Dimitri, le couple qui les accompagnait se mit à pouffer de rire et à commenter légèrement les aptitudes d’Adrien à donner le change sur un plateau de poissons cuits à l’huile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvie était en train de se faire oindre par son Loïc.&lt;br /&gt;Et les effets de ma douche froide s’évaporèrent aussitôt.&lt;br /&gt;Il y a des amoureux qui n’ont aucune considération pour les célibataires environnants. Je me détournai donc de Dimitri un instant, l’idée de ses mains me faisant subir le même sort devenant tout à fait cruelle. Pour mon propre salut, je me répétai ma dernière devise en date : libido exacerbée, c’est bibi de service. Je m’apprêtai donc à me couvrir moi-même de crème solaire.&lt;br /&gt;Mais il m’avait devancée, et quelque peu agacée, je le vis déposer dans sa main une noix extraite de mon précieux flacon.&lt;br /&gt;Je fus mordante. Et me fis l’effet d’une radine invétérée par la même occasion.&lt;br /&gt;« Tu n’as pas de crème solaire ? »&lt;br /&gt;Il releva les yeux, sa lèvre se retroussa. Malheur.&lt;br /&gt;« Tu n’aurais pas le cœur de me laisser brûler à mon tour, si ? »&lt;br /&gt;Je maugréai pour moi mais lui souris. Je n’allais quand même pas lui proposer de l’aide… J’en mourais d’envie. Inutile de me voiler la face.&lt;br /&gt;Je lui pris le flacon des mains. Et mordis à nouveau.&lt;br /&gt;« Non mais laisse m’en quand même… »&lt;br /&gt;Adrien surgit avant que Loïc n’ait eu le temps de commenter de sa verve si prévisible et chaleureuse la petite chamaillerie.&lt;br /&gt;Adrien était un prince charmant. Cela se voyait. Il n’y avait qu’Annabelle qui ne le voyait pas.&lt;br /&gt;Il avait les mains pleines de canettes pour tout le monde, et en plus une glace à l’eau pour sa rousse.&lt;br /&gt;Elle ronchonna.&lt;br /&gt;Alors je pris mon ton docte et lui signalai le nombre de calories du coca, et celui de la glace.&lt;br /&gt;« Tu es diététicienne ou joaillière ? » me demanda Sylvie.&lt;br /&gt;Je restai interloquée. Le détail de cette menue confidence avait-il émaillé une partie de la discussion que je n’avais pas suivie ?&lt;br /&gt;« Loïc commente sur mon blog sous le pseudo d’Arfan. »&lt;br /&gt;Ah. De fait, il avait pu lire quelques échos concernant ma vie privée puisque, n’ayant pas de blog en propre, je m’amusais à raconter ma vie dans les commentaires de ceux des autres… Arfan était une plume assez coriace, je l’aimais bien.&lt;br /&gt;Sylvie, Loïc et moi nous installâmes pour continuer à parler de la sphère internet, de ses travers, de ses excès. De ses réussites aussi.&lt;br /&gt;Annabelle avait ainsi le champ libre avec Dimitri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/14-les-massages.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-112781252805629177?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/112781252805629177/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=112781252805629177' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781252805629177'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781252805629177'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2005/12/13-lidylle-dadrien.html' title='13 - L&apos;idylle d&apos;Adrien'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-112781243583397707</id><published>2005-11-27T15:00:00.000+01:00</published><updated>2005-12-05T14:41:42.826+01:00</updated><title type='text'>12 - Les messages</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;5&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html"&gt;6&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/7-les-poules.html"&gt;7&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/8-la-photo.html"&gt;8&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/9-blogging.html"&gt;9&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/10-amoureuse.html"&gt;10&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/11-la-plage.html"&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil devenant piquant, voire suffoquant, je me relevai pour me rafraîchir avant les heures les plus chaudes.&lt;br /&gt;Au retour sur ma serviette, j’avais un message sur mon portable.&lt;br /&gt;L’ennui avec les textos, c’est comme avec les coups de fil, on est tenté d’appuyer tout de suite sur le bouton ok du clavier. Les mains pleines de doigts mouillés et salés sont sensiblement du même effet sur la machine que l’eau de l’évier dans un cas tragique d’accident de vaisselle au moment crucial où la copine est en train de vous expliquer comment elle s’y prend pour prendre son pied avec un homme…&lt;br /&gt;Je me contins donc assez longtemps pour essuyer consciencieusement mes doigts sur la serviette, puis m’étendre confortablement. Je pris mes lunettes de soleil, écartai le parasol, soulevai délicatement l’objet du désir jusqu’à mes yeux avides. Finalement, cette attente était jubilatoire… comme si je faisais languir quelque éphèbe.&lt;br /&gt;Le message était de Tugdual. Mon joyeux plaisantin préféré, l’homme de toutes les situations, celui qui fait rire quand on n’a qu’une envie : pleurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tugdual m’avait suivie et soutenue au cours de ma dernière liaison désastreuse. Je m’attachais beaucoup à lui, et j'avais l'insolence de croire que c'était réciproque. Il me tenait au courant de sa vie sentimentale, me demandant mon avis, évoquant tour à tour ses désarrois et ses fanfaronnades… Une amitié avec un homme est fort rafraîchissante et particulièrement solide, tout simplement parce qu'elle est basée sur la franchise. Au prix parfois de sérieux chocs pour l'ego, mais cela se révèle toujours très sain à long terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son message du jour m’intriguait car il était censé partir sur l’Allemagne et donc être dans l’incapacité de me joindre.&lt;br /&gt;J’allais le lire, lorsque j’entendis un joyeux « Eh ! Titiane ! » provenant de quelques mètres devant moi.&lt;br /&gt;Dimitri.&lt;br /&gt;J’étais vaguement restée en contact avec lui, plus par le biais des commentaires sur son blog qu’autre chose. Il était devenu un adepte de Tugdual, d’ailleurs, et ils semblaient s’entendre comme larrons en foire pour des soirées de beuveries auxquelles je ne participais jamais. Mais contrairement à Tugdual, je ne l’avais pas revu depuis le mariage.&lt;br /&gt;Quand je posai le regard sur lui, je manquai de lâcher mon téléphone. Déjà, en tenue de soirée, il était d’une séduction à faire pâlir Keanu Reeves. En short, torse nu, il y avait de quoi damner une sainte. Ce que je ne suis pas.&lt;br /&gt;Mais à la lueur de la férocité de ses notes bloguiennes, je ne me faisais aucune illusion sur l’issue d’un quelconque rapprochement de nos corps.&lt;br /&gt;Je lui adressai donc un sourire gai, presque enfantin, arraché à des trésors de mauvaise foi.&lt;br /&gt;Il était accompagné d’une bande de copains et de copines. J’eus tôt fait de remarquer la rousse qui le couvait du regard en se mordillant les lèvres, les mains agitées sur la bandoulière de son sac.&lt;br /&gt;« Hello Dim ! Comment va ? » L’air dégagé, sûr de soi, le trouble enfoui sous dix mille tonnes de vernis social.&lt;br /&gt;« Bien, et toi ? Tu aurais dû m’appeler, on serait venus ensemble ! » La décontraction faite homme. Autant dire qu’il était toujours le Diable. Et de plus, accompagné comme il l’était, j’aurais sûrement fait tache. Ils avaient tous l’âge des parties de beach volley, 24 ou 25 ans. Le grand gaillard blond posa sa serviette pas très loin de la mienne, où les infirmières étaient quelques heures auparavant. Il laissait à Dimitri la place de s’installer près de moi. La rousse était dépitée. Elle ne pourrait pas rouler des hanches juste sous ses yeux… Mon sourire devint moins innocent. Le sien me répondit, dérangeant, inaccessible. Mi ange - mi démon. Et son regard doré... une torture. Heureusement mes verres fumés me protégeaient. Mon visage est d’une expressivité quasi maladive. Je fais du théâtre, je sais m’en accommoder ; mais en l’occurrence cela devenait particulièrement gênant.&lt;br /&gt;Pendant qu’il s’installait, je lus le message de Tugdual. Comme je ris aux éclats, il se pencha vers moi.&lt;br /&gt;« Tugdual est en Guadeloupe. Il s’est décidé hier soir, il aurait dû partir en Allemagne, et finalement, non. Il a bouclé ses valises et hop ! »&lt;br /&gt;Le rire suave de Dimitri atteignit mes oreilles avec un peu de retard... Saperlipopette, je n’avais donc aucune tripe pour être aussi guimauve !&lt;br /&gt;Cornegidouille. Mon après-midi hédoniste était en train de tourner à la bagarre hormones / neurones, et le soleil écrasant n’était pas de mon côté. Moi qui voulais paresser et me relaxer, j’allais être sur charbons ardents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la troupe de copains de Dimitri m’offrit un exutoire salutaire. Installés comme si la plage leur appartenait, ils se donnaient allègrement en spectacle, faisant fuser les plaisanteries et les moqueries entre eux comme une bataille rangée de boules de neige… La phobie du rateau s’envolait, j’étais bien, je ne calculais rien, je profitais de l’instant. Je ferais face à ma libido le soir, au fond de mon lit.&lt;br /&gt;Je décidai d’être bien. Pas un challenge, juste une ligne de conduite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dialogue s’amorçait vaguement entre Dimitri et moi sur les aventures bloguiennes. Les autres s’intéressèrent à notre discussion, et moi à leur cercle.&lt;br /&gt;Finalement, mes théories fumeuses sur la liste des activités à faire à la plage était très réductrice.&lt;br /&gt;Je fis part à Dimitri de cette conclusion, qui embraya, m’exposa les siennes, et nous admîmes de concert que faire partie du paysage, ne pas être seuls, parler de sa vie à l’attention des oreilles indiscrètes, c’est aussi, pour le plaisir qu’on y prend, une façon intéressante d’aborder la côte…&lt;br /&gt;« Débarquement réussi ! ». Aphorisme définitif de Laigle. Encore une private joke qui ferait l’objet de messages sibyllins sur les blogs. Cela ne ferait rire que nous, mais c’en était tout l’intérêt : le narcissisme se nourrit de lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon esprit partait en vrille sur les commentaires qui allaient s’échanger, sur la puissance de sa pensée et l’impression qu’il faisait sur moi, sur ses joues pas rasées, son corps bronzé, son…&lt;br /&gt;« Tu es en train de brûler, Titiane. »&lt;br /&gt;Ciel. Encore un numéro de télépathie.&lt;br /&gt;« Ton dos est en train de rougir. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je masquai mon soulagement par une grimace et lui reprochai injustement d’avoir coupé mon élan pour prendre une douche au moment où il arrivait. Je me levai prestement avant que ses paroles goguenardes au sujet du message de Tugdual n’aient franchi sa bouche. Son sourire en coin avait déjà tout dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/12/13-lidylle-dadrien.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-112781243583397707?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/112781243583397707/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=112781243583397707' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781243583397707'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781243583397707'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2005/11/12-les-messages.html' title='12 - Les messages'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-112781222172204423</id><published>2005-11-21T13:11:00.000+01:00</published><updated>2005-11-27T14:58:01.656+01:00</updated><title type='text'>11 - La plage</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;5&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html"&gt;6&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/7-les-poules.html"&gt;7&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/8-la-photo.html"&gt;8&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/9-blogging.html"&gt;9&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/10-amoureuse.html"&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entamai une longue série d’insomnies, qui me fragilisèrent, de sorte que je contractai une angine carabinée qui me cloua au lit une partie du mois de juillet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce week-end de début août, j’avais rétabli un peu la situation, au moins étais-je capable de parler. Je ne prenais pas grand risque en allant sur la côte par ce grand beau temps.&lt;br /&gt;Alors je décidai de profiter enfin du soleil et de la mer.&lt;br /&gt;Je pris ma voiture avec un peu d’appréhension. La dernière de mes courses s’était soldée par un accident, dû à un énergumène agité du bocal qui avait décidé de prendre le volant sans regarder la route.&lt;br /&gt;Souvent la vie vous envoie des signaux, des alertes un peu brutales, comme ça. Vous le savez, vous n’êtes qu’en sursis. Il vous reste à vivre, un peu, peut-être juste ce jour-ci.&lt;br /&gt;Au moins qu’il soit vécu à votre rythme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plage de Dinan, tout près de Saint Malo, a ceci de plaisant qu’elle est abritée et bordée d’une jetée construite. Ce n’est pas très calme, c’est très couru et plutôt chic, mais je n’avais pas résisté à la commodité de la situation. La route, assez courte depuis Rennes, se faisait plaisamment, à 9heures du matin. Et puis je n’avais pas envie de me compliquer. Parfois, la société de consommation (vite fait, vite prêt…) a du bon.&lt;br /&gt;Je garai paisiblement ma Mini sur une place encore libre. A 10 heures du matin, même au mois d’août, on peut encore en trouver. Les vacanciers avalent leurs croissants, font leur marché, baillent aux corneilles dans les résidences bondées…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la plage je trouvais quelques joggeurs, et des familles avec leur pique-nique, décidées à ne pas manquer une précieuse minute de soleil. Quelques infirmières, sans leurs blouses blanches, s’étaient installées sur les serviettes près du mur de la promenade, revenant d’un bain de mer destiné à leur faire oublier les effluves éthérés de l’hôpital et la pâleur des néons des blocs opératoires.&lt;br /&gt;J’avais appris à reconnaître les différents usagers des plages des années auparavant, au cours de séances édifiantes d’anthropologie balnéaire qui donnaient un aperçu assez exotique de la société civile française (et parfois anglaise).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étalai ma propre serviette près des infirmières, qui partirent peu après, ouvris et plantai mon parasol puis me dévêtis.&lt;br /&gt;Je profite toujours avec délectation de ces moments d’égoïsme pur, où l’on s’apprête, où l’on sort de son sac à malice son petit butin pour enfin en jouir. Sur la plage, c’est un plaisir double car exhibitionniste.&lt;br /&gt;Mes efforts pour donner à mon corps une certaine fermeté et un galbe plus maîtrisé avaient donné un résultat certain. Sans illusion sur ma cellulite, et mes bourrelets persistants, j’étais néanmoins globalement satisfaite. Je vécus donc un moment de pure volupté en m’enduisant de crème solaire.&lt;br /&gt;Puis j’allai tâter l’eau du bout de l’orteil avant que les grappes d’enfants de l’après midi n’aient tout à fait pollué la baie de leurs pipis et de leurs cacas intempestifs.&lt;br /&gt;Mmmh… elle était toute chaude. Je décidai d’y pénétrer plus avant, et finis par nager une longue heure, allant jusqu’au bout de la jetée, revenant, repartant…&lt;br /&gt;Puis je me résolus à revenir m’étendre après une douche à l’eau claire. Les plages civilisées ont décidément du bon…&lt;br /&gt;Le soleil m’aida à sécher, et mon livre à passer le temps jusqu’à l’heure du déjeuner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les livres de plage, il y a une vraie technique pour les choisir.&lt;br /&gt;Inutile de s’atteler au Pendule de Foucault ou d’espérer arriver à bout de Guerre et Paix à Palavas les Flots. Vous avez beau être doté d’une exceptionnelle cérébralité, rien à faire, vous serez tout le temps dérangé. Les enfants qui courent sur la plage sont turbulents, insouciants et égoïstes par nature.&lt;br /&gt;Le sable vous vole dessus à chaque cavalcade, le ballon vient saluer votre arrière-train, les cris et les pleurs vous empêchent de vous abstraire… donc il vaut mieux renoncer à autre chose qu’à un livre de poche made in Hollywood ou à un roman régional quelconque.&lt;br /&gt;Le jour où j’avais admis cela, j’avais gagné en sérénité.&lt;br /&gt;Les mots fléchés me tiennent aussi très bien compagnie, notamment quand c’est l’heure de la baignade familiale. Invariablement située entre 14h et 16h30. Comme tout exercice mental, les mots fléchés ont le don de vous faire fuir vos cogitations malsaines et morbides pour espérer y trouver un jour une issue. Et tant qu’à tourner en rond, autant aboutir à un résultat partiel. Une grille achevée, c’est un petit progrès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois que j’avais eu fait le tour de ce qu’il y avait à faire à la plage le matin, je me mis en quête de mon déjeuner. J’ai horreur des glacières, aussi je n’emportais jamais de sandwich avec moi. Et puis, c’eût été me priver d’un autre moment jouissif. Mes déjeuners, où que je sois, sont toujours un rituel. Une sorte de barrière mentale entre la tranquillité du matin, et l’activité trépidante de l’après-midi.&lt;br /&gt;C’est quelque chose qui ne se produit pas toujours que dans l’instant, parfois le plaisir remonte à sa préparation, voire sa préméditation. Tout au plus quinze jours, sinon c’est de la torture mentale.&lt;br /&gt;A la plage, j’ai pour principe (encore un… Je suis une femme à principes), de manger quand j’ai faim, ce dont j’ai envie. Carpe Diem version lunettes de soleil.&lt;br /&gt;J’échappe assez bien aux cornets de frites ; les échoppes qui les vendent étant généralement signalées par des odeurs nauséabondes d’huile restée inchangée après le quinzième bain. Les tenanciers ne sont d’ailleurs ni des philanthropes, ni de bons commerçants. Le consommateur de base n’est pas non plus un consommateur avisé, donc au total ça fait la moyenne, et la confortable marge bénéficiaire des crapules. Et je ne me sens pas la générosité d’offrir une joie supplémentaire à cette race-là.&lt;br /&gt;Je me concentrai donc sur l’ingestion de mon sandwich crudités-crevettes de la boulangerie du centre (une demie heure aller-retour en tongues) et me délectai d’une canette de Schweppes toute fraîche qui venait compléter ma thermos d’eau.&lt;br /&gt;Un peu de lecture saine – Elle dernier numéro, pages culturelles pour tromper l’ennemi – et mon estomac exigea une petite sieste, ce que je lui accordai volontiers.&lt;br /&gt;Jusque là, ma journée se déroulait sans fantaisie, dans le calme et la mollesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/12-les-messages.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-112781222172204423?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/112781222172204423/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=112781222172204423' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781222172204423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781222172204423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2005/11/11-la-plage.html' title='11 - La plage'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-112781214703571404</id><published>2005-11-14T11:30:00.000+01:00</published><updated>2005-11-21T13:11:01.570+01:00</updated><title type='text'>10 - Amoureuse</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;5&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html"&gt;6&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/7-les-poules.html"&gt;7&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/8-la-photo.html"&gt;8&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/9-blogging.html"&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mariage de Séverine s’était déroulé en mars sous la pluie. Ce printemps laissa place dans ma vie à une période de grande méfiance. Pas envers les hommes, mais envers moi-même.&lt;br /&gt;M’être jetée ainsi sur Dimitri puis sur Tugdual, sans distinction, me faisait réaliser que j’étais dotée d’une libido fort envahissante, qui ne se satisferait pas sans protester de mes belles résolutions sentimentales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fuyais désormais les réunions où je risquais de croiser quelques célibataires, car je sentais bien que j’étais prête à m’attacher au premier venu. On est cœur d’artichaut ou on ne l’est pas.&lt;br /&gt;Cela ne tarda pas. Je tombai à nouveau amoureuse d’un homme marié. Un de mes clients. Ce n’était pas le premier venu. C’était un homme fin, cultivé, charmant, pétri de doutes sur sa propre vie, bien sûr, mais tellement pudique et délicat. Je ne le connaissais qu’à peine lorsque nous tombâmes dans les bras l’un de l’autre à la faveur d’un soir tiède du mois de mai.&lt;br /&gt;Notre liaison fut ravageuse à tout point de vue.&lt;br /&gt;Ce sentiment puissant me fit complètement basculer dans l’excès. Plus rien n’existait que cette relation, mon comptable tirait des sonnettes d’alarme désespérées ne voyant pas les factures rentrer, et je continuais à m’ingénier à trouver tous les moyens pour entrer en contact avec lui, passer du temps en sa compagnie...&lt;br /&gt;Puis, au cours de nos longues conversations, je réalisai que sa vie, concrètement, ne s'accommodait pas plus de cette situation que la mienne.&lt;br /&gt;Je le mis au pied du mur, à peine un mois après notre rencontre. Ma cousine me dit que j’avais battu des records de vitesse. Venant d’elle, je me demandais comment prendre la chose…&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit, la rupture me laissa exsangue, mais la conscience droite, et le fait que la relation n’avait que peu duré, me permirent d’en faire le deuil assez rapidement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aimer sans lien, ce n’est pas de l’amour, ça relève de cette forme de sentiment qu’on entretient pour les morts. C’est du souvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/11-la-plage.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-112781214703571404?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/112781214703571404/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=112781214703571404' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781214703571404'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781214703571404'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2005/11/10-amoureuse.html' title='10 - Amoureuse'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-112781207165595598</id><published>2005-11-07T09:05:00.000+01:00</published><updated>2005-11-14T11:21:31.693+01:00</updated><title type='text'>9 - Blogging</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;5&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html"&gt;6&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/7-les-poules.html"&gt;7&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/8-la-photo.html"&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’idée que Dimitri soit Laigle, le blogueur le plus mystérieux de l’ouest, la langue toujours affûtée, bien trempée dans l’acide, et redoutablement cruelle, m’avait passablement sonnée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La manière dont il avait l’habitude de relater ses aventures sur son site me laissait à penser qu’une quelconque relation avec lui donnerait lieu à un déballage in extenso de mes plus riches défauts aux yeux du tout internet, et bien que je sois parfaitement anonyme derrière mon pseudonyme de commentatrice, je ne doutai pas que certaines de mes connaissances, présentes au mariage, me reconnaîtraient aisément et n’hésiteraient pas à faire leurs gorges chaudes de cette distrayante petite note que je voyais écrite d’ici…&lt;br /&gt;J’avais donc sans peine tiré un trait sur mon attirance pour son magnétisme, et avait poursuivi la soirée en compagnie de Tugdual qui avait compris sans mot, à ma froideur soudaine, qu’il était vain d’insister.&lt;br /&gt;Nous dansâmes lui et moi l’essentiel du bal. Moi qui avais peur de me ridiculiser une nouvelle fois, je dois à l’honnêteté de dire que la soirée se passa idéalement ; son humour, ses attentions prévenantes allégeaient l’atmosphère, le simple fait qu’il ne soit pas revenu à la charge m’avait largement détendue et, pour couronner cette franche décontraction, nous formions un couple très uni sur la piste. Il savait me serrer assez pour me guider et pas trop pour me laisser la liberté de mes mouvements, et je l’accompagnais en rythme, avec fluidité. C’était un plaisir divin, chaleureux, sans arrière-pensée, et cela nous permit de devenir véritablement amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'inverse, je ne dansai guère avec Dimitri, avec qui je me raidissais comme un bâton de chaise. N’eût-ce été la sueur qui trempait la chemise de son costume, il était trop séduisant pour la tranquillité de mes hormones.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je revis Tugdual régulièrement par la suite. Il était Malouin, mais nous échangions beaucoup par courriel. Il s’intéressa aux blogs à mon instar, finit par en écrire un. Cela me ravissait car il avait un style enlevé et léger, aussi boute-en-train que dans la vie ; il devint vite d’ailleurs la coqueluche de la blogobulle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/10-amoureuse.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-112781207165595598?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/112781207165595598/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=112781207165595598' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781207165595598'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781207165595598'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2005/11/9-blogging.html' title='9 - Blogging'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-112781190787788535</id><published>2005-11-02T17:04:00.000+01:00</published><updated>2005-11-07T08:33:30.630+01:00</updated><title type='text'>8 - La photo</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;5&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html"&gt;6&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/7-les-poules.html"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois-là, je n’étais pas la demoiselle d’honneur de Séverine, mais le témoin de Simon, qui me rendait responsable de son bonheur. Je ne sais par quel accès mystérieux de folie j’avais accepté d’endosser cette lourde responsabilité. Toujours est-il que Dimitri et moi nous retrouvâmes côte à côte la semaine suivante la majeure partie de la journée.&lt;br /&gt;Nous échangeâmes d’abord quelques politesses. Absorbés par nos sollicitations respectives, nous n’étions en définitive pas très proches.&lt;br /&gt;Mais la séance de photo donna lieu à des réjouissances aux propriétés corrosives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour tenir dans le cadre, mon co-témoin devait se serrer contre moi, et le vent qui soulevait ma jupe en tulle nous obligea même littéralement à nous coller l’un contre l’autre. La souplesse, la chaleur de son corps eurent raison de ma volonté, et je m’appuyai sur lui sans aucune pudeur. Mon corps flambait, et le vin d’honneur me grisait suffisamment pour que j’oublie toutes mes préventions contre l’accueil si chaleureux de ses bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étais donc dans un état second lorsque le photographe nous décida à intervertir les rôles, de sorte que je fus cette fois dans les bras de Tugdual qui, fidèle à son tempérament joueur, m’enlaça carrément et m’embrassa sans autre forme de procès entre deux changements de pellicules.&lt;br /&gt;Si bien que ma cousine garde encore précieusement ces clichés absolument torrides où, le corps dévasté par une envie subite et l’esprit embrumé par l’alcool, je m’abandonnai sans réserve aux baisers pourtant bien innocents d’un plaisantin qui n’avait eu, à l’origine, d’autre ambition que d’amuser la galerie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce baiser échevelé fut le moment que choisit Simon pour révéler, au hasard d’une plaisanterie douteuse, que Dimitri n’était autre que l’incommensurable blogueur auto-dénommé ‘‘Laigle’’. Il n’en fallut pas moins pour refroidir d’un coup sec mes ardeurs les plus vives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/9-blogging.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-112781190787788535?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/112781190787788535/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=112781190787788535' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781190787788535'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781190787788535'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2005/11/8-la-photo.html' title='8 - La photo'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-112781178298581137</id><published>2005-10-26T16:02:00.000+02:00</published><updated>2005-11-02T17:05:18.613+01:00</updated><title type='text'>7 - Les poules</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;5&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rentrai chez moi la tête haute, ne traînant plus la savate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me ruinai le lendemain même chez l’esthéticienne ; l’arrivée du mariage de Séverine et Simon était proche, j’étais encore conviée le surlendemain à ce qu’il n’était plus convenu d’appeler l’enterrement de vie de jeune fille de mon adorée cousine qui deviendrait sous peu une nouvelle Rennaise à part entière, voire une collègue par alliance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l’occasion de cette soirée, qui devait finir en liesse en compagnie de l’entourage masculin des futurs, toutes les filles s’étaient déguisées en poules.&lt;br /&gt;J’avais trouvé intelligent de faire preuve d’originalité en me déguisant non pas de plumes, mais d’une espèce de monstrueux fac-similé de poulet rôti en carton pâte que j’avais dégoté au fond du magasin de décors d’un théâtre du quartier du Blosne.&lt;br /&gt;J’avais certes mon petit succès en déambulant sur la Place du Parlement de Bretagne ou Avenue Janvier, récoltant outre quelques euros pitoyables, des quolibets joyeux et une bonne dizaine de flashes aussi intempestifs qu’étrangers à notre réunion improbable.&lt;br /&gt;Mais je dois dire que le clou de la soirée fut mon entrée dans le restaurant.&lt;br /&gt;J’eus évidemment toutes les peines du monde à pénétrer par la simple porte vitrée de la Poule au pot, et il fallut l’intervention charitable d’un brave monsieur nanti de sa dame, qui poussaient, et du garçon, qui tirait, pour me faire traverser l’obstacle. Mon costume y laissa les plumes qu’il n’avait pas… ce fut du moins la teneur de la première blague du témoin de Séverine, Tugdual, et il en fit rire plus d’un. Il faut dire que l’assemblée était déjà passablement éméchée, y compris les filles. Elles étaient si secouées de rire qu’aucune d’elles n’avait eu la présence d’esprit de venir à mon aide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivée dans la place, il me fallait encore louvoyer entre les tables jusqu’au fond de la salle –c'est-à-dire renverser deux ou trois verres sur les robes trop élégantes en ânonnant un vague « pardon » aux malheureuses victimes de ma soif inextinguible de me faire remarquer.&lt;br /&gt;Mes congénères avaient pour la plupart joué le jeu elles aussi, mais leurs tenues étaient plus sobres. Les hommes, fort habilement lâches, avaient renoncé à se travestir prétextant que pour ‘‘jouer au paintball ce n’était pas pratique’’.&lt;br /&gt;Bien sûr, Séverine, fine mouche, désirant rester la reine de la soirée, pour la cinquième fois de sa vie (trois enterrements, deux mariages…) avait usé d’un subterfuge ma foi assez adroit pour transformer sa tenue de canard en une tenue plus citadine, et bien sûr plus sexy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tandis que je suai sang et eau pour trouver le moyen de m’asseoir sur un tabouret que le garçon, décidément très alerte, avait eu la bonne idée de ramener de la cuisine en se doutant que mes ailes et mon croupion ne m’autoriseraient pas de dossier, je la vis fraîche, pimpante, refaite à neuf, exhibant ses splendides gambettes que j’avais toujours secrètement jalousées sous une mini jupe audacieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fis encore quelques dégâts à notre table, pour finalement m’apercevoir que mes bras ne dépasseraient pas suffisamment du corps de la bestiole pour atteindre ma fourchette, mon couteau et mon assiette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Simon s’entretenait avec force dérision de mon incompétence totale en matière de choix vestimentaire avec son voisin de droite, ce qui attira inévitablement mon attention pourtant largement captée par une tentative désespérée d’organisation de mes gestes maladroits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet homme devait être le diable.&lt;br /&gt;De son t-shirt sortait une toison virile, et ce fut la première impression magnétique que je ressentis de la soirée. Son visage sculpté à la serpe, ses yeux bruns ourlés de longs cils, sa chevelure noire, épaisse, ondulée, son air, son allure, tout de lui, enfin, était un choc physique.&lt;br /&gt;J’en aurais presque oublié le douloureux ridicule de mon accoutrement, si je n’avais pas ressenti subitement l’inconfort d’une telle chaleur.&lt;br /&gt;Empêtrée dans mes mouvements, offusquée des moqueries plus ou moins douteuses qui pesaient sur mon pauvre poulet rôti (Est-ce bien la peine de commander ? on n’a plus qu’à se servir ! Garçon, s’il vous plaît ! un couteau de cuisine et vingt cornets de frites !)… je pris le parti d’en rire doucement et de m’éclipser pendant que l’attention se tournait vers le joyeux plaisantin, Tugdual, avec autant de grâce qu’à mon entrée. Cette fois, je manquai de peu la bouteille débouchée de cidre sur la table.&lt;br /&gt;Je cavalai –autant que faire se pouvait– à mon appartement et, devant la plaque de mon bureau fermé, fus à nouveau angoissée.&lt;br /&gt;Par quelle incroyable intuition le Diable avait-il compris mon dilemme ? Il m’avait suivie, ou plutôt rattrapée, mes pénates n’étant situées qu'en haut de la rue.&lt;br /&gt;Il me tapota sur la cuisse –c'est-à-dire l’épaule– et me dit simplement : « Séverine m’a dit que vous auriez sans doute besoin d’aide… »&lt;br /&gt;Sa naïveté était rafraîchissante. Au moins ne prétextait-il pas que j’étais irrésistible avec mon grimage et ma tenue. Et le fait était, j’avais besoin d’aide.&lt;br /&gt;Mais je n’allais pas l’avouer ainsi de but en blanc, sans protester, perdant la face que j’avais déjà complètement ravagée pour y dessiner le brin de persil.&lt;br /&gt;J’en étais là de mes états d’âme, lorsque je m’avisai qu’avec la pluie, mon état tout court allait tourner au désastre sous peu.&lt;br /&gt;En outre, habituée que j’étais à ce que mes sursauts d’orgueil tournent au désastre, je pris le temps assez court d’une mûre et sage réflexion pendant laquelle il fixait, perplexe, mes dents en train de mordre ma lèvre inférieure verte, et ma langue qui passait dessus.&lt;br /&gt;Ce regard, accentué par les lumières urbaines, donnait une tournure démoniaque à mes pensées.&lt;br /&gt;Son sourcil se souleva, je le trouvai irrésistible. Aussitôt, le panneau rouge se mit à clignoter au-dessus de sa tête : « race numéro un, race numéro un ».&lt;br /&gt;Je décrétai en mon for intérieur que je n’avais rien à espérer, et résolus d’être pragmatique en dépit de mes jambes flageolantes.&lt;br /&gt;Je déclarai :&lt;br /&gt;« Je ne peux pas passer par l’escalier commun avec ça. Il faut que je passer par le bureau, mais je ne peux pas me baisser pour ouvrir les verrous.»&lt;br /&gt;Il me prit des mains le trousseau de clefs, et exécuta la manœuvre d’un geste énergique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’effaça pour me laisser passer. Race numéro un galant. La pire.&lt;br /&gt;Je l’invitai à refermer le rideau tandis que j’allumais la lumière.&lt;br /&gt;J’aime le calme minéral qui règne dans mon espace, toujours trompeur, si plein d’éclats. Il parut ébahi devant mes trésors rangés dans des tiroirs couverts de feutrine, posés sur les tables.&lt;br /&gt;J’évaluais mes chances –très minces– de me débarasser pudiquement de mon déguisement pour grimper les escaliers, lorsqu’il m’évita d’un mot une humiliation supplémentaire.&lt;br /&gt;« Je me retourne, vous pouvez y aller ».&lt;br /&gt;Il s’absorba dans la contemplation de la vitrine de pierres brutes.&lt;br /&gt;Tandis que je m’escrimais avec les courroies supposées retenir l’engin sur mes épaules, ahanant à qui mieux mieux et risquant à chaque instant de transformer mon lieu de travail en une œuvre de happening post-moderne, je l’entendis s’éclaircir la voix.&lt;br /&gt;« Euh… un coup de mains ? »&lt;br /&gt;Et là je réalisai dans quel piège subtil ma cousine m’avait encore mise. Et je ne savais même pas le prénom de mon sauveur-malgré-lui.&lt;br /&gt;« Je m’appelle Dimitri. »&lt;br /&gt;Une race n°1 encore plus dangereuse que les galants. Les télépathes.&lt;br /&gt;Magie noire, évidemment. C’était le Diable, j’aurais dû m’en douter…&lt;br /&gt;Il s’approcha de moi et entreprit de délacer les bretelles de cuir qui m’entaillaient la peau même à travers le t-shirt que j’avais eu l’incroyable bonne idée de mettre sous l’attirail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque nous vînmes à bout chacun d’un côté de l’appareillage infernal, celui-ci chut en écrasant nos orteils respectifs avec la plus grande incongruité et un sens peu commun de l’atmosphère torride qui était en train de m’électriser tout à fait.&lt;br /&gt;J’étais désormais dans une tenue plus qu’inappropriée pour une présentation dans les règles de l’art. Je tins donc ma langue avant de lui délivrer mon prénom qui avait toujours le don de m’attirer les plus délicieuses remarques, comme ‘‘la Vénus d’Urbino ?’’&lt;br /&gt;Il m’aida sans mot dire à m’extraire de la carcasse.&lt;br /&gt;Avec mes escarpins de danseuse, je faillis évidemment m’étaler et il me rattrapa in extremis avant que je ne m’ouvre le crâne sur le comptoir de bois et de verre.&lt;br /&gt;Je me hâtai de me redresser, mais dans ma précipitation trébuchai encore sur le bord de la cuisse du poulet, et je finis dans ses bras, dégoulinante de sueur et de pluie, sentant le chien mouillé. La séduction personnifiée.&lt;br /&gt;Il ne broncha pas.&lt;br /&gt;Je repris contenance avec le plus grand stoïcisme. Connaissant mon aptitude très limitée à résister à mes pulsions, je me fis un effet extraordinaire. Je fus en mesure de redresser les épaules avec assez de fierté, et de ridicule compte tenu de ma tenue…&lt;br /&gt;Je filai vers l’arrière du magasin pour grimper mon escalier. Le son de sa voix m’arrêta.&lt;br /&gt;« Euh… Titiane ? »&lt;br /&gt;Il connaissait mon prénom. Hips.&lt;br /&gt;« Pourrais-je utiliser vos toilettes ? »&lt;br /&gt;Laisser le Diable utiliser mes toilettes… laissez-moi réfléchir…&lt;br /&gt;Il me suivit dans l’escalier en colimaçon, le nez sur la maille gigantesque qui avait filé sur mon collant, échelle pour le moins importune et qui soulignait si bien la peau d’orange de mes cuisses et le slip tanga en peau de léopard collé à mes fesses…&lt;br /&gt;Je pris l’air dégagé en arrivant en haut et lui indiquai la salle de bains, puis filai chercher une tenue appropriée pour terminer la soirée.&lt;br /&gt;Lorsqu’il libéra les lieux, le fumet flottant dans la pièce me libéra de tous mes complexes.&lt;br /&gt;Je sortis un quart d’heure plus tard, douchée, ravalée, moulée d’une robe ultra-sexy, et le trouvai en train de feuilleter sur mon canapé un magazine professionnel. Qu’il lâcha aussitôt à mon arrivée.&lt;br /&gt;En dépit des sous-entendus lourds et persistants de ma cousine, nous n’échangeâmes pas trois mots de plus ce soir-là. Je l’ignorai superbement et sans arrière-pensée, et de la même manière il ne m’accorda aucun intérêt marqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/11/8-la-photo.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-112781178298581137?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/112781178298581137/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=112781178298581137' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781178298581137'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781178298581137'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2005/10/7-les-poules.html' title='7 - Les poules'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-112781167673664751</id><published>2005-10-14T15:35:00.000+02:00</published><updated>2005-10-26T15:11:55.136+02:00</updated><title type='text'>6 - Virage</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Simon, dont je ne compris jamais comment il avait pu la croiser, demanda sa main à Séverine de la plus exquise des façons. Champagne, roses, bougies, violons, genou en terre, tout y était.&lt;br /&gt;Ma cousine me donna à cette occasion l’adresse du blog de son cher et tendre, site internet dont j’ignorais et l’existence, et la raison d’être.&lt;br /&gt;Après m’être régalée des photos splendides de leur grand moment, je m’intéressai au phénomène du blog proprement dit.&lt;br /&gt;Dans les sphères trentenaires, le blog était le must, l’objet qu’il fallait avoir, l’agent relationnel de pointe.&lt;br /&gt;Par goût de l’autodérision, ou peut-être au contraire un peu de narcissisme, j’en testai une ou deux versions personnelles, sans grande conviction, consciente que l’écriture de mon journal intime était un pensum autant pour moi que pour mes rares et éventuels lecteurs, et incapable de manipuler un appareil photo numérique pour autre chose que pour le métier. Mais si je renonçai à bloguer, j’étais une fidèle lectrice, et le site de Simon se mit à me passionner. Point tant pour les câlineries destinées à sa chérie, ou les longues envolées lyriques concernant ses lectures du moment, que pour les commentaires qu’il recevait.&lt;br /&gt;Certains de ses blog-potes, ainsi qu’il les appelait, maniaient la plume avec verve, férocité et talent, et je butinais ainsi d’un site à l’autre, soir après soir, avant d’éteindre les lumières.&lt;br /&gt;Parmi les favoris de mon marque-pages, se détachaient quatre ou cinq hommes… Les femmes avec du talent m’agaçaient prodigieusement, les femmes sans talent m’assommaient encore bien plus. Elles étaient donc bannies d’office, avec la plus parfaite mauvaise foi et la meilleure conscience qui soit : sans blog, je n’avais pas à justifier de cette misogynie crasse dont je me rendais coupable avec délectation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La blogmania m’avait atteinte avec tellement de soudaineté que je m’obligeai, au moins deux soirs par semaine, à rechercher la compagnie de gens réels. Je ne me déplaçais jamais à Paris pour les soirées blogueurs. C’était loin, en milieu de semaine, et je n’avais pas d’affinités particulières pour la capitale.&lt;br /&gt;Je me rabattais sur les soirées entre filles, toujours très agitées et arrosées, ou les sorties théâtre ou cinéma auxquelles je retrouvais toujours un groupe de copains férus ou une copine désireuse de raconter ses mésaventures conjugales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un soir de blues assez noir, après un restau avec l’une de ces mijaurées qui ont le secret de vous faire sentir si petite dans votre rôle social solitaire à force de descriptions détaillées de l’héroïsme dont elles font preuve chaque jour pour s’occuper de maris, enfants, associations de parents d’élèves et paroisses, j’errais par les rues dont les pavés luisants reflétaient l’orangé des réverbères, lorsque je tombai nez à nez avec un ancien copain de troupe de théâtre. Cela faisait 4 ans que je ne l’avais pas vu.&lt;br /&gt;Il ne me fallut qu’une minute pour le reconnaître alors qu’il me débitait, pérorant, sa salade prétentieuse sur l’incompétence des directeurs de troupe et sa carrière désastreuse de comédien contrarié et incompris.&lt;br /&gt;Il avait été mon amant –Dieu sait pourquoi… - et quand il eut la morgue de me le rappeler (nul n’avait dû lui apprendre combien cela relevait de la plus parfaite goujaterie) je mordis.&lt;br /&gt;Et c’est à moi, que je fis le plus mal. Car lui, cuirassé de certitudes, n’eut sûrement même pas conscience de l’ironie décapante de mes réflexions sur ses capacités soi-disant viriles.&lt;br /&gt;Je me rendis compte, dans l’agression que je lui destinai, qu’il n’y avait aucune chance pour que ma rédemption en passe par une vengeance contre ces imbéciles coupables d’être les pathétiques témoins de mon célibat. Ils n’avaient nullement profité de ma faiblesse mais avaient simplement consenti à un acte purement hygiénique, même si parfois il peut être, il est vrai, stimulant, acte auquel moi-même je participais avec entrain et, dois-je dire sans fatuité excessive, un petit talent personnel assez prisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir-là je réalisai véritablement que je n’avais plus la moindre envie de batifoler avec le premier venu, et que mes seules histoires d’amour, fût-ce avec des hommes mariés, étaient des histoires sincères et signifiantes. Qu’elles aient été ou non bénies de la réciprocité des sentiments.&lt;br /&gt;Et comme non seulement Anthony ne comprenait pas ma sortie sardonique, mais qu’encore il semblait induire une suite et une fin de soirée ‘‘en souvenir du bon vieux temps’’, je pris résolument le parti de décliner fermement son offre, et toutes celles susceptibles de se présenter dorénavant.&lt;br /&gt;Je ne savais pas encore ce que je cherchais, ou ce qui me motivait, mais je savais au moins ce que je ne voulais pas, les tentations fussent-elles insupportables, et je me devais de suivre cette intuition, la première concernant ma vie sentimentale depuis mon adolescence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/7-les-poules.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-112781167673664751?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/112781167673664751/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=112781167673664751' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781167673664751'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781167673664751'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html' title='6 - Virage'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-112781151978588208</id><published>2005-10-11T17:40:00.000+02:00</published><updated>2005-10-14T15:34:12.786+02:00</updated><title type='text'>5 - Rétroviseur</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, l’attitude qu’elle avait eue ces quelques mois entre les quatre murs qui m’abritaient seule désormais, m’avait quelque peu révélé mes propres contradictions. J’étais une âme assoiffée de romantisme, et le sexe pour le sexe ne me paraissait rien moins qu’entièrement dénué d’intérêt.&lt;br /&gt;Ma vie était emplie de non-sens. Mes amants me tournaient le dos sans regrets, sans peine… et je n’en avais pas davantage à leur égard. Même si je n’en changeais pas chaque soir, exercice qui eût été périlleux et compliqué pour une femme débordée comme je l’étais, je voyais bien que leur place dans ma vie équivalait à des soirées théâtre, musique, sorties entre amis, le souvenir en moins.&lt;br /&gt;Le plaisir éphémère me devenait banal et routinier. Et cela en était affligeant.&lt;br /&gt;A un certain point, je préférais un bon livre, un disque de jazz et un verre de Pessac Léognan Château Brown 1991 à une occupation physique certes assez saine, mais sans aucun piment – fût-ce avec Laurent De Vargas dont je ne tarissais pourtant pas d’éloges au cours des soirées-filles auprès des oreilles envieuses et concupiscentes de mes copines-mariées-deux-enfants-vie-sexuelle-niveau-chaussettes.&lt;br /&gt;J’en étais consciente, j’allais tôt ou tard abandonner, au moins partiellement, mon choix de vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me fallait donc trouver d’autres viatiques à ma soif débordante de contacts humains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je trouvai d’abord à apaiser ma solitude dans de menues activités de charité chrétienne, telle que sortir le chien de ma voisine de 76 ans, dénoyauter les cerises de ma mère pour qu’elle en fasse des confitures… tout cela n’eut qu’un temps, assez court, quand je réalisai que le lendemain on m’en demanderait quatre fois plus, et qu’en outre cela donnait lieu à des discussions aussi insipides que déplaisantes sur les sujets les plus divers et de préférence entraînant des complaintes de tous ordres et des questions toutes plus gênantes les unes que les autres sur mon état quasi statutaire de vieille fille.&lt;br /&gt;Négocier la suite fut donc assez délicat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je choisis le virtuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/6-virage.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-112781151978588208?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/112781151978588208/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=112781151978588208' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781151978588208'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781151978588208'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html' title='5 - Rétroviseur'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-112781142804702802</id><published>2005-10-07T09:00:00.000+02:00</published><updated>2005-11-21T13:09:29.383+01:00</updated><title type='text'>4 - Simon</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours du mois d’octobre suivant, alors que Rennes était sous la pluie une nouvelle fois, Paul m’annonça leur divorce.&lt;br /&gt;Je m’interrogeais sans trop d’illusion sur la raison de ce brutal revirement de leur passion, lorsqu’un courrier de Séverine m’apprit sobrement que Paul menait en fait une double vie, lié qu’il était à une femme mariée avant même leur rencontre.&lt;br /&gt;Affligée pour ma cousine, je l’accueillis quelque temps à l’appartement.&lt;br /&gt;Elle avait la chance de travailler en saison touristique dans des palaces comme hôtesse d’accueil, ce qui était assez rémunérateur pour lui assurer six mois de vacances sur douze.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon activité libérale de joaillière ne me laissait que deux ou trois semaines de vacances arrachées à la force de l’adversité économique : je concevais donc un certain dépit que la réunion joyeuse de nos deux célibats ne parvenait pas à effacer. D’autant moins que, pour couronner le tout, Séverine, pourtant jadis femme d’intérieur si soignée, s’ingéniait à mettre sens dessus dessous l’espace étriqué de mon domaine, ayant décrété qu’en tant que femme libre (et dûment désespérée par son chagrin d’amour), son droit le plus strict était le vautrage devant la télé, et le sabotage systématique de toutes mes tentatives de rangement minimal.&lt;br /&gt;Nous manquâmes de nous brouiller sérieusement, lorsqu’au détour d’une de ses moultes expériences de la vie sexuelle débridée de célibataire bien faite, destinées entre autres à faire valoir la suprématie féminine sur le genre faible, ma colocataire, animée d’une fougue peu commune, en était arrivée à faire trembler le plafond de mon atelier à la faveur d’une de ses mémorables siestes crapuleuses qu’elle avait l’audace – de surcroît – de me raconter par le menu, s’assurant que j’étais suffisamment édifiée pour applaudir à ses exploits acrobatiques avec des amants aussi stupides que séduisants.&lt;br /&gt;J’en fus réellement sidérée, elle qui quelques mois auparavant prônait le mariage de son ton le plus dogmatique, quitte à me proposer de sortir avec l’un de ses ex.&lt;br /&gt;L’occasion de cet ultime épisode fracassant avait fait fuir de mon magasin mon ami Simon, le meilleur des orfèvres avec lesquels j’avais l’heur de travailler. Il m’avait plainte abondamment, plein de commisération pour les conditions douteuses dans lesquelles j’étais obligée de professer.&lt;br /&gt;Sa pitié me fit prendre conscience des limites de ma tolérance, et je mis en demeure ma cousine de se trouver un autre baisodrome sur le champ (pas le Champ de Mars, comme elle put le prétendre, je ne lui en voulais pas à ce point là).&lt;br /&gt;Elle partit le lendemain. Avec celui-là même qui m’avait extraite de ses griffes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/5-rtroviseur.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-112781142804702802?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/112781142804702802/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=112781142804702802' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781142804702802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112781142804702802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html' title='4 - Simon'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-112774902414938314</id><published>2005-10-04T11:15:00.000+02:00</published><updated>2005-10-07T09:35:07.150+02:00</updated><title type='text'>3 - Deuxième danse</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mariage de Paul et Séverine fut un peu plus simple que le premier. Mais il fallut quand même danser avec le garçon d'honneur, et compte tenu de ma précédente expérience, j'étais prudente. Les circonstances, plus libres, me permirent de choisir un slow. Brice était très grand. Un collègue de basket de Paul, en fait. Le slow me faisait déjà ressentir ma petite taille, qu'eût-ce été avec une rumba ou une valse ?La musique diffusée ressemblait à du blues, et j'étais prête à me laisser aller, lorsque je sentis ses mains descendre plus que de raison sur mes hanches. Il ne s'arrêta pas là. Et pour finir, je fus bien obligée de le repousser brutalement. Ce faisant, le talon aiguille de ma chaussure droite s'entrava dans ma jupe longue, je titubai, puis finis par tomber à la renverse, le dos dans la salade piémontaise, les bras sur la présentation de charcuterie d'un côté, le pain de l'autre... Un vrai film de Buster Keaton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon sens de l'humour reprit vite le dessus, de sorte que secouée de rires de la tête aux pieds je fus incapable de me relever seule, et il finit par m'aider, tout penaud. Alors que toute l'assemblée s'inquiétait de ma robe et de ma coiffure, il n'y avait que ma cousine, l'âme charitable, pour partager mon hilarité... Mais elle fut bientôt rejointe par tous les autres convives. Aussi je pus m'éclipser... et constater les dégâts irréversibles causés à ma tenue de cocktail par les mayonnaises, vinaigrettes et autres moutardes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce deuxième épisode de fou-rire n'était pas désagréable... quoiqu'un peu coûteux, ma tenue étant définitivement abîmée. Mais lorsque ma cousine m'apprit qu'elle avait jugé bon de suggérer à Brice que je serais disponible et favorable à l'aventure, j'en conçus une certaine rancœur. Non seulement elle ne cessait pas, à chacune de nos entrevues pourtant rares et assez courtes, de vouloir me faire rencontrer l'âme sœur, mais en plus elle devançait mes désirs...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui reprochai de ne pas m'avoir demandé mon avis avant de me jeter dans les bras de cet escogriffe fort prévenant au demeurant, mais un peu trop gauche pour faire un bon amant (et c'était bien la seule chose qui m'intéressait alors). Je lui déclarai, non sans une certaine mauvaise foi, que j'étais prise et très éprise, histoire de couper l'herbe sous les pieds de ses défenses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mal m'en prit : j'aurais dû insister pour qu'il vienne au mariage, il fallait à tout prix que je le lui présente, est-ce que Paul le connaissait... elle m'assaillit littéralement de questions, portant sa curiosité à la limite du gênant. Je fus bien obligée, quelques jours plus tard, de lui avouer le stratagème. Mais la quantité de détails qu'elle me demandait de lui révéler me fit prendre conscience que mes relations avec les hommes, pour satisfaisantes qu'elles fussent, n'en étaient pas moins vides et superficielles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce fut la première fois que je ressentis une telle solitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pris le parti de m'en distraire éperdument, en me lançant tête la première dans une nouvelle aventure, une de celles qui me conduisit à un amour impossible avec un homme marié.Pour finir, je pris la résolution de ne plus danser avec les hommes que ma cousine me présenterait, à ses mariages ou dans d'autres circonstances.&lt;br /&gt;Décision bien présomptueuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/4-simon.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-112774902414938314?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/112774902414938314/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=112774902414938314' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112774902414938314'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112774902414938314'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html' title='3 - Deuxième danse'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-112774881359311562</id><published>2005-09-30T21:16:00.000+02:00</published><updated>2005-10-04T11:16:00.546+02:00</updated><title type='text'>2 - Rennes</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Lire &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;le préambule&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’échec de son premier mariage la hanta longtemps, cependant elle refusait la solitude, qui était synonyme, pour elle, de déshonneur féminin. D'ailleurs, j'étais à ses yeux une âme perdue, et je devais, à chaque fois que nous nous rencontrions, essuyer ses sermons pleins de bons sentiments et de valeurs ancestrales. Je ne lui en voulais pas car elle était ma confidente et savait que je n'étais pas aussi superficielle que ma vie pouvait le laisser penser. Néanmoins son côté formaliste m'inquiétait réellement. Elle ne tarda pas à me prouver que j'avais raison de m'en faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ville de Rennes est splendide sous la pluie. Une des rares, d’ailleurs, à avoir du caractère dans la grisaille. Elle a beau être minérale, elle est néanmoins chaleureuse. Les moellons oranges, les boiseries travaillées, les lumières derrière les fenêtres à meneaux…La Bretagne est belle, souvent sauvage. Rennes, en son cœur, subit les outrages du temps norois avec l’élégance imperturbable d’une citadine affable et souveraine. Je m’y suis toujours sentie chez moi. J’y ai élu domicile dès que j’ai pu m’y installer à mon compte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon nouvel appartement, le deuxième, était situé dans le quartier des Lices. Mon bureau, un réduit poussiéreux mais lumineux au rez-de-chaussée du même immeuble, communiquait avec l’appartement par une sorte d’escalier « rompe-cuello », comme disait Pablo, mon premier amant local.Le modeste deux pièces, avait contenu ce soir-là une quarantaine de personnes. A l’instar de tout le bâtiment, mon domicile sentait la pierre humide et le bois putréfié, mais il y faisait chaud tout de même. De sorte que mes nombreux invités finissaient par étouffer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma cousine arriva en retard, et comme j’étais occupée à refaire des glaçons, ce fut Paul, un ami d'amis, qui lui ouvrit.&lt;br /&gt;Ils eurent le coup de foudre. Me dirent-ils. Si j’avais su ce qui allait se passer, je me serais bien gardée de les mettre en présence…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/10/3-deuxime-danse.html"&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-112774881359311562?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/112774881359311562/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=112774881359311562' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112774881359311562'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112774881359311562'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html' title='2 - Rennes'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-112774863336097728</id><published>2005-09-28T00:37:00.000+02:00</published><updated>2005-09-30T21:16:01.433+02:00</updated><title type='text'>1 - Séverine</title><content type='html'>&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lire le préambule&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque mon adorée cousine Séverine s’est mariée la première fois, je n’ai pas fait grands cas de ses manœuvres pour me rapprocher du frère de sa moitié, Jacques… Il n’était pas dupe non plus, mais comme je faisais l’innocente, il essayait d’en profiter honteusement. Nous flirtâmes un peu. Jusqu’à ce qu’il m’invite à danser au cours de la réception. Il est des hommes qui ont une incommensurable science du ridicule... J’étais tellement secouée par les rires que j’essayais courageusement d’étouffer, que j’ai fini par rester plantée au beau milieu de la piste… je venais de me faire pipi dessus, et je n’arrêtais pourtant pas de rire, à en pleurer ! Beau spectacle qu’une femme pliée en deux, le visage déformé avec le maquillage en train de couler, en fourreau moulant, juchée sur des talons aiguilles et surplombant une flaque suspecte au milieu d’un parquet ciré, sous les lustres en cristal… Le narcissisme est un refuge très relatif, après de tels épisodes…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Séverine s’est fâchée avec son premier mari dès leur retour de lune de miel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de nos soirées de bavardage insensé et romantique à souhait, elle m’était apparue sous un autre jour que celui sous lequel je la connaissais. La fillette très vive, assez sportive d'ailleurs, extrêmement volontaire et parfois même capricieuse, disparaissait petit à petit derrière l'adolescente éthérée qui n’aspirait qu’à la tendresse et à la paix dans l’affection d’un gentil garçon dévoué et protecteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la lumière de ses mariages naufragés, le paradoxe flagrant de sa personnalité, à la fois farouchement affirmée et profondément dépendante de l'affection des autres, m’apparaît aujourd’hui une vaste illusion. Elle aspirait à la paix non avec un autre, mais avec elle-même. Et elle aura mis plus de quinze ans à la trouver. Mieux vaut tard que jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, je ne suis pas la mieux placée pour donner des conseils. J’ai eu beau choisir mon mode de vie très tôt, chérir ma liberté et m'en croire heureuse, je ne m’en étais pas moins trompée sur moi-même et sur mon autosuffisance. Nul ne sait vraiment qui il est… Ceux qui vous prétendent le contraire se mentent honteusement à eux-mêmes, et le plus grave, c’est que souvent ils mentent aux autres aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que Joël, le premier heureux élu de Séverine, s’est aperçu du vrai visage de ma cousine, le jour de leur arrivée à l’hôtel, à l’Ile Maurice. La moindre contrariété, obscurcissait très vite les traits de la chère enfant. Cette contrariété-ci était fort déplaisante, il est vrai : la chambre qui leur était réservée avait été relouée, et l'hôtel était complet. Ce qui eut le don de la mettre en rage en une demie seconde. Joël savait qu’elle avait du tempérament, mais il se trouvait là confronté à une véritable furie. Elle avait toujours mal supporté les frustrations. Son père, mon cher oncle, se sentant coupable de la laisser si souvent seule, lui avait toujours passé tous ses caprices. Inutile de dire que son caractère s’était forgé à cette aune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De mauvaise humeur pendant tout le séjour, Séverine avait tant et si bien torturé son jeune époux, qu’il lui avait tourné le dos chaque soir. Sensible malgré tout au symbole de la lune de miel, elle avait ressenti dans cette solitude un immense chagrin, le sentiment d’être incomprise… Et de fait, elle l’était.Leur divorce était prononcé trois mois plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/2-rennes.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lire la suite&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-112774863336097728?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/112774863336097728/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=112774863336097728' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112774863336097728'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112774863336097728'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html' title='1 - Séverine'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17141903.post-112774538947685165</id><published>2005-09-26T17:20:00.000+02:00</published><updated>2005-09-30T21:13:32.330+02:00</updated><title type='text'>Préambule</title><content type='html'>Au bout du troisième divorce de ma cousine, j’aurais pu raisonnablement espérer qu’elle cesse de vouloir à tout prix me faire rencontrer le Prince charmant. Ce fameux Monsieur parfait, dont on évoquait les ardeurs lors de nos soirées pyjamas d’adolescentes nunuches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, j’avais renoncé à le rencontrer bien avant l’échec de son premier mariage. Ce n’était d’ailleurs pas tant un renoncement qu’une décision non dénuée de bon sens de ne m’occuper, dorénavant, que de moi-même.Non pas que je ne m’intéressais pas aux autres, loin de là, j’étais même plutôt accro à la chaleur humaine, à celle des hommes en particulier. Simplement, ma petite tête de linotte faisait de moi un danger permanent pour mon pauvre cœur d’artichaut. Je me leurrais sans arrêt sur les intentions d’autrui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas c’est ce qui ressortait des quelques passions aventureuses qui avaient ponctué ma jeune vie jusqu’à ce que j’eus pris cette décision rédemptrice : demeurer célibataire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plutôt que les sentiments des autres, c’était surtout les miens qui me trompaient, à l’époque. Je rêvais debout pendant quelques temps, puis le garçon bien patient (il fallait l’être !), cible de mes yeux de merlan frit, m’éconduisait invariablement avec autant de délicatesse que possible. Je devenais muette, vexée comme un pou, mais assez honnête pour me dire que j'avais cru à un mirage; au demeurant je finissais toujours par le trouver ennuyeux comme la pluie. Et l'instant d'après je tombais amoureuse d'un autre. Ces garçons, toujours le même genre, formaient ce que j'appelais la race n°1.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour compléter le tableau, je massacrais les egos fragiles des petits êtres délicats du sexe faible qui succombaient à mon charme involontaire. Qui n'étaient d'ailleurs jamais les mêmes que ceux qui me plaisaient à moi : ils appartenaient à la race n°2.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette facétieuse ironie du destin faisait mon désespoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, je décidai de passer à l'attaque et de séduire un "race n°1". Je jetai mon dévolu sur un garçon ouvert d'esprit, de ceux qui ne s'arrêtaient pas à ma feinte indifférence... du moins son amicale sollicitude me l'avait fait accroire.D’abord, le décider à me demander de sortir avec lui fut une manœuvre de longue haleine. Il me fallait tourner autour de lui, lui tourner la tête sans lui faire comprendre que je mettais mes atouts en valeur pour lui plaire… bref, le frôler sans qu’il s’en aperçoive, tout en m’apercevant moi.Ce petit jeu eut raison de mes nerfs au bout de deux mois… je finis par le provoquer frontalement. Grave erreur. A son air narquois et sa façon de me dire oui du bout des lèvres, j’aurais dû me douter qu'il avait deviné mon objectif. Ma vanité m'empêchait de m'avouer à moi-même le peu de mystère de ma personnalité...Ce fut d’abord un film au cinéma, puis une soirée chez un de ses copains, et enfin il avait à tout prix voulu me traîner voir je ne sais quel stupide match de handball… un match de filles, en plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours des deux premières sorties, je m'abandonnai littéralement à des sensations toutes nouvelles pour moi. Je ne me reconnaissais pas. Il mettait, je dois dire, un tel art dans chacun de ses gestes, qu'il me transportait littéralement. Je m'imaginai que ses attentions signifiaient assez son ardeur et m'enflammai. Deuxième fatale erreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours du match de hand (Dieu que j’ai horreur du sport !), pendant lequel je tenais bêtement sous le boisseau mes commentaires acerbes sur la remarquable féminité du troupeau suant et beuglant sur le terrain, il m’a plaquée par un sec « Je préfère qu’on arrête de se voir », qu’a souligné, avec un à-propos déconcertant, un coup de sifflet véhément de l'arbitre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon orgueil m’ayant défendu de demander pourquoi, et de verser une larme, je n’ai pas su quelle mouche l’avait piqué… Je restai prostrée et inconsolable plusieurs semaines, avachie dans mon canapé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après cinq ou six autres dénouements malheureux, alternant la douche froide et l'ennui, je prenais des allures de zombie. Mon corps criait grâce des désastreux épisodes de boulimie ou d'anorexie que je lui faisais subir.Pour finir, je devais choisir : soit épouser un gentil garçon qui m'aimait et qui ferait tout pour me donner ce dont j'avais besoin, de ceux de la race n°2, soit continuer à baver ad vitam pour des hommes inaccessibles, beaux comme des Dieux Grecs, de la race n°1.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je refusais d'être une désabusée de l'amour, une"mal-baisée", qui tourne le dos à sa frustration et fait des compromis pour s'assurer une certaine sécurité sociale et matérielle. Je ne me sentais pas non plus de goût pour la vocation carmélite, genre martyre de l'amour, trop caricaturale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, j'étais largement consciente de ma fâcheuse propension à la rêverie et de mon manque total de discernement dans mes choix affectifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors j'entrepris une cure de désintoxication sentimentale, j’évacuai toute influence amoureuse de ma vie. Ma priorité n'était plus l'amour : c'était le sexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est alors, seulement alors, que je me suis épanouie. J'étais redevenue toute sereine, mon esprit se satisfaisait merveilleusement de savoir enfin où il allait, j'organisais ma vie pour n'avoir pas un instant de rêvasserie... Bref, je ne souffrais guère d’autre chose que du temps qu’il pouvait faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solitude ? J’ai toujours eu des tas d’amis, et comme je ne suis pas sectaire, même des amis mariés avec des enfants… d’ailleurs c’est plus moi qui les ennuyais avec ma mine ravie de célibataire endurcie. Quand eux avaient les yeux en forme de valise et grinçaient des dents l’un sur l’autre pendant toute la soirée, je n’avais, moi, de compte à rendre qu’à moi-même. Situation fort confortable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma liberté me rendait largement désirable aux yeux de bien des hommes de ma génération ou plus jeunes. Ce qui me laissait la possibilité de choisir mes prises de guerre. Je ne séduisais que les hommes célibataires, sans attaches et tout le temps en partance pour des destinations lointaines ou des études à l'autre bout de la France. En effet, nous partagions un objectif : nous amuser sans conséquence. Nous nous en donnions à cœur joie, et pour finir nous restions bons amis. Que demander de plus ?L'amour ? Je suis bien tombée amoureuse une ou deux fois. Les critères de mes choix étaient certes scientifiques, mes proies n'en demeuraient pas moins humaines. Moi aussi d'ailleurs... Et puis un cœur d’artichaut reste un cœur d’artichaut… Mais, par chance, ils étaient mariés. De sorte que la souffrance ressentie par mon ego était largement compensée par le sentiment d'être loyale. De fait, je me vante de n'avoir jamais fait rompre un ménage. J'ai quitté mes rares amants mariés (les autres aussi, au demeurant) bien avant qu'ils ne tombent amoureux de moi. Un homme met toujours bien moins de temps qu'une femme à se sentir attiré physiquement, et bien plus de temps à tomber amoureux. Nos pudeurs sont sexuées. Enfin, en général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://titiane.blogspot.com/2005/09/1-sverine.html"&gt;lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;inscription&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17141903-112774538947685165?l=titiane.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://titiane.blogspot.com/feeds/112774538947685165/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17141903&amp;postID=112774538947685165' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112774538947685165'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17141903/posts/default/112774538947685165'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://titiane.blogspot.com/2005/09/prambule.html' title='Préambule'/><author><name>Ardente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03467447294347208479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='26' src='http://ardentissime.free.fr/images/Egomania/VenusUrbinoTitien.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry></feed>
